Africa n° 1 consacre une émission au nouveau numéro de La Revue littéraire du monde noir
Africa N°1 consacre une émission au nouveau numéro de La revue littéraire du monde noir
Après une interruption de 7 mois, le numéro 2 de La revue littéraire du monde noir est disponible dans la plupart des kiosques des pays francophones tant du Nord que du Sud.Le numéro est daté mai-juin -juillet 2012.
A cette occasion, Thierry Sinda, qui est co-fondateur avec Michel de Breteuil de la revue littéraire du monde noir, sera l' invité, ce samedi 19 mai à 11h10 (heure de Paris) de la Transafricaine, l' émision culturelle phare d' Africa n°1 animée par Irène Dembé . A Paris, la fréquence de la radio Africa n°1 est 107.5 MHZ .Vous pouvez également écouter Africa n° 1 dans le monde via le site internet de la radio : www.africa1.com Bonne écoute et excellente lecture à tous!
Le rendez-vous de Thierry Sinda avec le Professeur Papa Samba Diop à propos du Plagiat de Prisca Otouma Mamengui
Rendez-vous de Thierry Sinda avec le professeur Papa Samba Diop à propos du plagiat de Prisca Otouma Mamengui
Sous de bons auspices
Après le constat irréfutable de l’utilisation sans guillemet par Madame Prisca Otouma Mamengui du « mythe sabéen : la femme noire déesse de la beauté et de l’amour » dont je suis le concepteur, jusqu’ à preuve du contraire, j’ai rencontré le 10 avril à 13 h à l’Université de Paris Est Créteil, le professeur Papa Samba Diop pour voir quelle suite l’on pouvait ensemble envisager pour réparer ce très malheureux et fâcheux préjudice que l’on peut assimiler à un vol voire à un viol. Je comptais alors sur le sens de la mesure et de la responsabilité, du professeur Papa Samba Diop, cela ne devait plus qu’être qu’une simple formalité, il avait d’ ailleurs même envisagé de me confier amicalement une charge de cours, et de me convier à prendre part à un colloque, en 2013, sur « la chronique de l’histoire dans la littérature ». Autrement dit, nos conversations téléphoniques laissaient présager que nous serions entre gens responsables et de bonne volonté animés essentiellement par le seul et unique souci de la vérité scientifique.
Du dénigrement organisé et systématique et de l’agression verbale
Hélas, trois fois hélas, il n’en était rien ! Sans me prévenir M. Papa Samba Diop avait décidé de convier par la même occasion en invités surprises Madame Prisca Mamengui et trois autres personnes, lesquelles ne m’ont été présentées ni au niveau de leur patronyme ni au niveau de leur fonction au sein de l’université. Cela me paraît extrêmement maladroit de la part de Monsieur professeur Papa Samba Diop. Par la suite, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un trio de doctorant dont il avait la charge, et qui sont tous trois originaires de l’Afrique subsaharienne. Je doute grandement de l’intérêt et de la légitimité réelle de leur présence.
Au lieu d’ aborder, comme il se doit les faits, le professeur Papa Samba Diop s’ est tristement livré à une très désagréable séance de dénigrements et de railleries systématiques à mon encontre ; celle-ci était ponctuée par les piques, les ricanements et les propos très désobligeants de ses jeunes convives, lesquels lui étaient parfaitement acquis et dévoués, et pour cause...[Curieusement seul l’ époux de Madame Otouma Mamengui , qui a enregistré l’ entièreté de la dite rencontre tumultueuse sans modérateur et sans ordre du jour, semblait neutre, tout du moins au départ].
De ma thèse qui n’était selon M. Papa Samba Diop guère valable [bien que celle-ci ait obtenu la mention très honorable par le jury dont il a fait lui-même partie] à un de mes articles publiés [qu’il s’est mis à lire on ne sait pourquoi] – en passant par le commentaire de mes interventions à l’ UNESCO, tout, tout chez moi relevait de la nullité la plus extrême ! Par ce stratagème aussi maladroit que machiavélique, M. Papa Samba Diop voulait sans doute m’intimider pour que j’abandonne purement et simplement les poursuites à l’ encontre de sa protégée. C’ est ainsi qu’ il s’ est livré à une vulgaire agression verbale tous azimuts , tout en chauffant ses jeunes obligés qui, par son fait irresponsable, auraient pu m’ agresser dans ou surtout en dehors de son bureau ; puisqu’ une fois la rencontre arrivée à son terme, prématurément sans ni la moindre cohérence ni la moindre sérénité , il nous a fait sortir de son bureau [lequel ne comportait d’ ailleurs pas assez de chaises pour accueillir tous ses convives], et s’ y est enfermé à clé [un des jeunes a dû, d’ ailleurs, toquer à sa porte quelques minutes plus tard pour récupérer le pépin qu’ il avait oublié] comme si par ce geste, il se dégageait des conséquences immédiates et fâcheuses qui pouvaient forcément découler de la dite rencontre. C’est d’ ailleurs à ce moment que Madame Prisca Otouma Mamengui a proféré une insulte s’en prenant, maintenant, à mon physique pour tester si c’était un terrain plus favorable pour me faire sortir de mes gonds. J’ai fait évidemment la sourde oreille, pour que cela ne dégénère pas. Par peur pour ma sécurité, J’ai dû me replier dans un endroit de l’université [où j’ai été vu par plusieurs témoins au courant du préjudice de ce jour] jusqu’ à ce qu’un parent vienne enfin me rejoindre afin que je ne rentre pas seul.
De la déstabilisation du plagié ou de l’éloge du plagiat
Madame Prisca Otouma Mamengui n’a à aucun moment reconnu son flagrant plagiat lors de la réunion chaotique organisée par M. Papa Samba Diop. Elle a cité en lisant un document un certain nombre d’auteurs qui auraient eu à développer la même idée que moi , concernant ce que j’appelle le « mythe sabéen ». Lorsque j’ai demandé qu’elle me communique le dit document, le professeur Papa Samba Diop s’y est formellement opposé, alors que cela aurait pu contribuer à faire avancer ce dossier qui ne demande qu’à être éclairé par la vérité scientifique. Il a donné pour argument que j’étais malhonnête, et Madame Otouma Mamengui renchérit en affirmant, sans la moindre ombre de fondement, que toute ma thèse, qu’elle affirmait primairement pourtant ne point connaître, relevait du pur plagiat ! On croit rêver ou plutôt cauchemarder face à de telles affirmations gratuites et mensongères au plus haut point!!! Pire et tout aussi contradictoire, M. le professeur Papa Samba Diop affirmait, par la suite, qu’ une thèse étant une soutenance publique les chercheurs avaient le droit de puiser librement dans celle-ci sans faire la moindre référence à l’ auteur des recherches, tout simplement parce qu’ il ne les a pas encore publiées. Ce à quoi Madame Otouma Mamengui acquiesça pleinement de tout son être ! Par cet argumentaire aberrant la recherche scientifique est balayée au profit du plagiat. J’espère que M. Papa Samba Diop a affirmé ce grave fait anti-scientifique dans l’énervement, et qu’il n’est en rien un adepte de l’éloge du plagiat, qui aurait pour seul effet de ternir la réputation de nos chères universités de France et de Navarre !
Pour la saisine d’un conseil de discipline interuniversitaire
Pour que la présente accusation de plagiat à l’ endroit de Madame Prisca Otouma Mamengui soit scientifiquement constatée , comme il se doit, je demanderai au Président de l’ Université Est Paris Créteil de dessaisir le professeur Papa Samba Diop et les autres membres du jury de la soutenance de la dite thèse, lesquels étant à la fois juges et parties, et de confier ce constat scientifique- en accord avec le président l’ université de Cergy Pontoise où j’ ai soutenu ma thèse- à un collège d’ universitaires totalement neutres , lequel aura pour mission de statuer, en toute sérénité, et de manière scientifique sur la cruciale question.
Du « droit réponse » de Madame Otouma Mamengui au droit d’injures publiques
Dans ce qu’elle qualifie de « droit de réponse », Madame Prica Otouma Mamengui réitère par écrit les menaces et injures, déjà proférées verbalement par M. le professeur Papa Samba Diop, sans apporter le moindre fait scientifique pouvant démontrer qu’elle ne m’a guère plagié. Le titre de son prétendu « droit de réponse » est on ne peut plus éloquent en la matière, et se transforme immanquablement en droit d’insultes publiques : « Le délire d’un mégalomane doublé d’un mythomane : M. SINDA Thierry ». Je crains que Madame Prisca Otouma Mamengui et ses amis n’aient guère parfaitement assimilés ni l’esprit du droit à l’expression ni l’esprit scientifique qui caractérisent le pays de René Descartes. Je les enjoins grandement à retrouver la sérénité du cartésianisme nécessaire pour remettre le débat sur le simple et unique terrain scientifique qu’il n’aurait jamais dû quitter! Voilà mon « discours de la méthode » qui s’oppose élégamment aux injures et menaces couchées malencontreusement par Madame Manengui sur son blog personnel dont voici le lien pour que chacun de nos attentifs internautes se fasse sa propre et définitive opinion en toute connaissance de cause.
http://priscotouma.blog4ever.com/blog/lire-article-342294-9223365-droit_de_reponse.html
Thierry Sinda
A SUIVRE
Priska Mamengui Otouma ou le plagiat du concept sabéen de Thierry Sinda
Priska Mamengui Otouma ou le plagiat du concept sabéen de Thierry Sinda
Il n’est pas donné à tous les chercheurs d’enfanter dans un domaine donné des concepts pertinents. Il est évident que ces concepts, qui enrichissent la science, sont, une fois conçus et développés, à la disposition et à l’appréciation des autres chercheurs, lesquels se doivent obligatoirement de citer ceux qui les ont forgés. Toute autre démarche trahissant cette donnée, plus qu’élémentaire, revêt un caractère anti-scientifique, et représente une atteinte très grave à la science fût-elle molle. C’est pourtant à cette règle d’or de la recherche scientifique que Prisca Otouma alias Priska Mamengui s’est soustraite, étrangement, en dépit non seulement de l’encadrement de son directeur de thèse M. le Professeur Papa Samba Diop, mais encore de l’appréciation de sa thèse par son honorable jury constitué par les professeurs Daniel Delas (émérite Cergy Pontoise), Prisca Degras (Université d’ Aix Marseille III), et Beïda Chikhi (Paris IV- Sorbonne). A moins que mes chers collègues enseignants chercheurs n’aient relevé cette anomalie lors de la défense de la dite thèse, et l’aient, par conséquent, mentionnée dans leur rapport de soutenance. C’est la qualité et la crédibilité de la recherche française qui en dépend !
Les faits irréfutables du plagiat de Prisca Otouma Mamengui
La thèse de Madame Mamengui Otouma s’ intitule : « La dialectique ombre et lumière dans la poésie de Baudelaire et de Senghor » elle a été soutenue le 19 octobre 2011 à l’ Université Paris Est Créteil sous la direction de Papa Samba Diop, lequel fut par ailleurs membre du jury de ma thèse intitulée « Révolte, critique et tradition dans la littérature négro-africaine des origines à 1960 » sous la direction du professeur Bernard Mouralis et soutenue le 5 décembre 2000 à l’ université de Cergy Pontoise.
En page 130 de sa thèse pour introduire « le mythe sabéen » Madame Otouma écrit : « Baudelaire reprend le mythe sabéen, c’est à dire, le mythe de la reine de Saba qui représente la femme noire comme déesse de l’amour et de la beauté. » En pages 131 et 132 Madame Otouma reprend le terme visiblement porteur de « mythe sabéen »
Dès le plan de ma thèse de doctorat en page 5 j’écris : « 3) La reine de Saba et le mythe de la femme noire déesse de la beauté et de l’amour ». Je reprends et développe ce concept de la page 50 à la page 72 en étudiant les « personnages sabéens » dans diverses œuvres littéraires dont Baudelaire et Senghor. En page 54 j’écris : « L’épisode biblique du Cantique des Cantiques introduit le mythe fondateur sabéen »
Par sa paraphrase de plagiaire plus qu’une appropriation du concept de Thierry Sinda, Madame Otouma Mamengui le dépersonnalise. C’est là que ceux qui l’on encadrée et jugée auraient dû s’interroger s’ils ne l’ont pas fait… Il est évident que le vol éhonté de ce concept implique des développements similaires, même si, cette fois-ci, madame Otouma ne recourt guère à la paraphrase dans sa thèse somme toute non dénuée d’intérêt, en espérant que toutes les autres notions soient bien d’elle ou référencer comme il se doit.
La sanction de Madame Mamengui Otouma
Je ne vais pas me substituer à l’Université de Paris Est Créteil et à son jury pour édicter la sanction devant frapper la plagiaire madame Priska Mamengui Otouma.
Néanmoins, je demanderai aux enseignants susmentionnés de prendre les dispositions qui s’imposent dans les meilleurs délais. Dans le cas contraire : si je constate que la thèse de Madame Mamengui Otouma est diffusée en l’état ; si je constate de plus qu’aucune mention faisant état du plagiat n’a été signifiée à son égard; et si pour finir je n’ai aucune excuse manuscrite de la maladroite plagiaire ; je porterai l’affaire devant les tribunaux.
Remerciements à l’ anti-plagiaire : le professeur Michelle Bergadaà
Je remercie et félicite grandement l’éminent et dynamique professeur de renom Michelle Bergadaà, de la faculté des sciences économiques et sociales de l’université de Genève, pour sa confiance et son soutien sans faille. Le professeur Bergadaà a mis en œuvre en 2004 « une recherche-action internationale consacrée au plagiat universitaire via internet » Site www.responsable.unige.ch . Son site nous dit-elle : « a 16'000 abonnés de 117 établissements d'enseignement supérieur implantés dans 15 pays ». C’est aussi cela la construction d’une Europe scientifique irréprochable qui dialogue et innove face au reste du monde. Si les candidats à l’élection présidentielle française pouvaient entendre ce message on ferait un pas de plus dans la bonne direction.
A Noter
J’ai conversé dimanche dernier au téléphone avec le professeur Papa Samba Diop,lequel m’a appelé car il prend l’affaire très au sérieux. Et il n’a pas tort. Un rendez-vous en début avril a été convenu.
A suivre…
Thierry Sinda
Flagrant délit de plagiat au Printemps des Poètes des Afriques
Priska Mamengui Otouma ou le Flagrant délit de plagiat
au 9e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs
La conférence sur Baudelaire et Senghor faite par le jeune docteur ès lettres Prisca Otouma alias Priska Mamengui était intéressante. Le seul gros problème était que le travail doctoral de Priska Mamengui alias Prisca Otouma (« Ombre et lumière dans la poésie de Baudelaire et dans celle de Senghor » soutenu en octobre 2011 à l’ université de Créteil, sous la direction du professeur Papa Samba Diop, lequel fut aussi membre du jury de ma thèse en décembre 2000) reprend « le mythe sabéen » dont je suis l’auteur (« la déesse de la beauté et de l’amour » dont j’ai fait état dans ma thèse de doctorat en 2000) sans me citer!!! Les membres du jury étaient : les professeurs Daniel Delas (qui avait également lu ma thèse de doctorat à l' université de Cergy, à l’ époque.Emérite Université de Cergy-Pontoise ),Prisca Degras (Université d' Aix en Provence) et Beïda CHikhi( Université de Paris IV Sorbonne). Nous allons vérifier si la remarque lui a été faite par les enseignants susnommés sinon il s’agit d’un pillage organisé avec leur complicité et nous le ferons savoir à la communauté scientifique des lettres francophones. Une conférencière prise en flagrant d’élit de plagiat de l’organisateur, c’est aussi cela le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs !
Thierry Sinda
A SUIVRE...
Compte rendu et bilan complet du festival le 28 mars sur www.sphere-web-infos.com
2012: 9e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs
9e Printemps des Poètes des Afriques
et d’Ailleurs
du 15 au 18 mars 2012
« Enfances d’ici et d’ ailleurs »
Centenaire Léon-Gontran Damas
Le cycle infernal des saisons arrive enfin aux jours heureux d’échanges et de rencontres poétiques printanières placées sous le sceau de la néo-négritude et de l’ouverture aux Autres Ailleurs. Ce n’est pas une « Saison en enfer » que nous préconisons, n’en déplaise au génie de Rimbaud, mais une Saison au paradis de la poésie des Afriques et d’ Ailleurs « à la recherche de notre moi enivré » pour la 9e fois consécutive ; car ces rencontres nous ne les plaçons guère sous le signe de l’austérité, mais sous le signe du mémoriel et de l’émotion du plaisir du beau plastique et rythmique. C’est une des conceptions de la néo-négritude dont notre festival est la défense et l’illustration majeure pour la construction d’un monde solidaire et pluriel. C’est ainsi que nous apportons notre singularité, non pas pour nous opposer machinalement, mais pour enrichir la création francophone. De cette manière le thème national de l’enfance du Printemps des poètes devient dans notre prisme néo-nègre «enfances d’ici et d’ Ailleurs », il s’en est fallu de peu pour que l’on ne l’appelât pas en recourant au créole : « enfances côté nou !». Le créole, une sacrée composante de la société française, chargée de métissages qui fleurent bon l’Afrique comme ne peuvent guère le nier les tenants de la créolisation. Ces derniers non seulement constituent des « départements de la négritude », comme l’affirmait jadis Aimé Césaire, mais surtout puisent à la source du premier des poètes de la négritude de la génération des Années 40 : le poète guyanais Léon-Gontran Damas (auteur de Pigments en 1937 interdit en 1939) dont nous commémorons le centième anniversaire de sa naissance. Celui-ci écrivait, en 1956, sur la première page de son long poème Black-Label : Trois fleuves/ Trois fleuves coulent/ Trois fleuves coulent dans mes veines » avant de reprendre et de jouer sa litanie qui rythme tout le poème : « BLACK-LABEL A BOIRE / pour ne pas changer/Black-Label à boire / à quoi bon changer ». « l’eau de sang-mêlé des TROIS FLEUVES » (poème Si depuis peu in Névralgies en 1966) ne l’a pas empêché de réunir avec fierté deux mots, à l’époque, antinomiques, à savoir « Black » et « Label ». Ce Black-Label du créole nègre fondamental , Damas- « l’ illustrateur de la négritude » (Senghor)- le transforme en un étendard de musique rythmique de la fierté nègre, laquelle fut adressée d’ abord aux nègres du monde entier puis au reste de l’humanité, écrirons-nous pour inscrire notre réflexion dans le schéma primordial que nous a transmis notre premier Parrain, le poète malgache de la négritude Jacques Rabémananjara (Grand Prix de la francophonie de L’ Académie française pour l’ensemble de son œuvre et ancien Vice –Président de la république de Madagascar). Si nous ne sommes pas dans l’histoire, nous sommes indéniablement rattrapés vivement par l’Histoire ! L’une des composantes de la néo-négritude est d’être les incorruptibles gardiens du temple de la négritude qui commence avec René Maran en 1921 et s’achève avec les indépendances africaine et malgache. Nous ne nous laisserons guère brouiller notre histoire par des jeteurs de sorts maladroits qui tentent vainement de nous voler notre passé, notre présent et notre futur ! Le nom de Félix Eboué, ce Guyanais grand orchestrateur de la résistance à l’Allemagne nazie, trône, enfin, sur le fronton de l’aéroport international de Cayenne, récemment rebaptisée à son effigie .Nous en savons gré au président de la République française. De même, nous félicitons grandement le maire de Paris, pour avoir, sous l’impulsion de Roger Lise - le président de l’association Gaston Monnerville- érigé à proximité du Sénat (Place André Honnorat, Paris 6e) le premier buste Noir de Paris, représentant, Monnerville, le président du Sénat, dans toute la splendeur de sa négritude (sculpture signée Jacques Canonici). Il est important que les grands hommes noirs soient ainsi honorés. En ce qui nous concerne, avec le parrain de la 9e édition de notre festival, le poète de la négritude Martial Sinda (Premier poète de l’AEF en 1955, Grand Prix littéraire de l’AEF en 1956, professeur d’histoire honoraire à la Sorbonne et président des Amis de René Maran) nous nous battons pour qu’une plaque commémorative soit apposée sur les lieux de résidence Parisienne de René Maran sis à Paris 14e et 6e. Ce travail de reconnaissance des Noirs qui ont honoré la France tout en émancipant « leur frère de race » doit se faire non seulement en Métropole et dans les DOM TOM, mais aussi en Afrique. Nous soulignerons grandement dans cet esprit le colloque international Simon Kimbangu (du nom du leader qui lutta dans les années 20 pour que les Noirs soient au Congo-Léopoldville des « hommes pareils aux autres ») qui s’est tenu l’été dernier à Kinshasa et à Nkamba, la nouvelle Jérusalem (depuis 1969 le kimbanguisme est devenu une religion reconnue par le Conseil œcuménique des églises). Pendant la période entourant ce colloque international présidé par l’ historien Elikia M’bokolo, la haute cour militaire de justice de la République démocratique du Congo a cassé le procès colonial qui condamnait, en 1921, Kimbangu à la peine capitale commuée par la suite en prison à perpétuité par le roi des Belges (Il y mourut en 1951) ; de même le poète-historien Martial Sinda , pionnier des écrits sur la question (auteur d’ une thèse de doctorat en 1961 et du livre de référence le messianisme congolais en 1972), a été fait premier docteur honoris causa de l’ université Simon Kimbangu de Kinshasa. Il est fort important que tous les artisans de l’égalité et de la justice du monde noir et d’ ailleurs soient réhabilités aussi en leur terre natale. C’est le message minimaliste que, nous autres poètes et artistes de la néo-négritude et d’ Ailleurs, nous nous devions d’ apporter en cette année printanière 2012 , sœur de celle de 2011 qui a vu le printemps arabe, comme me le souffle mon inséparable compagnon de lutte Moa Abaïd natif d’ Algérie ; lequel souhaite créer un souffle de solidarité poétique avec les peuples arabes qui ont écrit ces événements en lettres d’ or sur le livre inaliénable de la Liberté ! Nous avons également une pensée pour le poète congolais Sébastien Matingou, lequel n’est plus, mais il restera à tout jamais inscrit joliment sur notre livre du souvenir. Et nous finiront par Citer le poète sénégalais Birago Diop dans son célèbre poème Souffle : « Ceux qui sont morts ne sont jamais partis,/ Il sont dans l’ ombre qui s’ éclaire / et dans l’ ombre qui s’ épaissit, / les morts ne sont pas sous la terre:/ ils sont dans l’ arbre qui frémit,/ ils sont dans le bois qui gémit./ ils sont dans l’ eau qui coule,/ ils sont dans l’ eau qui dort,/ ils sont dans la cave, ils sont dans la foule:/ les morts ne sont pas morts. » .
Bon festival poétique !!!
Thierry Sinda
Le président
COMITE D’ORGANISATION
Président : Thierry SINDA
Professeur de Lettres, poète, délégué général chargé de la francophonie de la Société des Poètes français, critique de cinéma au magazine Amina, Fondateur de La Feuille-Revue semestrielle panafricaine de cinéma, Directeur de communication du magazine Francophonie Actualités, conseiller littérature et cinéma du III FESMAN (Festival Mondial des Arts Nègres -décembre 2009), Président de l' Union pour la Nouvelle France, Secrétaire général de l’ association des Amis de René Maran, Directeur général des Palabres Culturelles Internationales(www.palabresculturellesinternationales.com ), co-fondateur de La Revue littéraire du monde noir et auteur d’une thèse de doctorat sur la négritude. Il a publié un drame poétique Voyage en Afrique à la recherche de mon moi enivré aux éditions Atlantica-Séguier (www.atlantica.fr).
Directeur artistique : Moa ABAÏD (acteur, metteur en scène, arthérapeute et co-fondateur de Radio beur et radio Soleil)
Contact : poetesdesafriques@voila.fr
Tel : 06 10 01 95 25
PARTENAIRES : Société des poètes français, Printemps des poètes, Amina, Francophonie Actualités, La Revue Littéraire du Monde Noir, Librairie Orphie, Restaurant comorien Hawassi (La Courneuve), Palabres Culturelles Internationales, Madagascar Tribune, Télé LC2 , Radio radicale, Grioo.com, Africulures.com , Sangonet.com, l’ agence de la promotion et des cultures du voyage(APCV) , Neuilly Ntoumba Cleaning (Guy Mayembo), lafriquedanstouslessens.com, Agence presse médiatropiques, EURO 2TD(Agence de communication), Sphère-web-infos (L’autre actualité), Diaspora africaine (Djibril Gningue), Dominique Drouet et Colette Perrier, Valério Truffa (atelierfiwe.com) , Philippe Gateau(webmaster) et Giselle Desloumeaux (enseignante),1er Printemps culturel tunisien à saint Denis (Houda Zekri).
PROGRAMME DU 15 AU 18 MARS 2012
Jeudi 15 mars
19h30 à 23h : Lectures-dédicaces-cocktail
Poètes : HOURIA (Malgacho-comorienne), Bernabe LAYE (Bénin), Annie-Monia KAKOU (Côte d’ Ivoire), Jean-Joël LEMARCHAND (adjoint au maire de Choisy-le-Roi), Francine RANAIVO (Madagascar), Raoul-Philippe DANAHO(Guyane), Denise CHEVALIER(Martinique), Habib OSMANIE(BEUR), Jean-Paul HABIMANA(Rwanda)
Musicien : Serge TATNOU (Cameroun) accompagné à la guitare par Paolo PONDI
Lecture des Anciens: Thierry SINDA/ Moa ABAÏD / Samuel LEGITIMUS (Langstone Hugues) accompagnement musical Félicien JERENT, Paolo PONDI
Conférence-débat : L’intelligence artificielle et le développement de l’Afrique par Léopold ROKO (Docteur ès sciences informatiques)
LIEU : La Société des Poètes français
16, rue Monsieur le Prince
75006 Paris
M° Odéon
Tel : 01 40 46 99 82
Vendredi 16 mars
19h30 à 23h : Lectures-dédicaces-cocktail
Poètes : Tinou LATIVAL(Guadeloupe), Monia BOULILA (Tunisie), Anne OGOR, Solal VALENTIN(Martinique) accompagné par Franck PROIX , Alain-Alfred MOUTAPAM (Cameroun), ANTSIVA (Madagascar), Ndongo MBAYE(Sénégal), Prisca OTOUMA(Gabon), François ESSINDJI (Cameroun), Fatima CHBIBANE-Bennaçar(Maroc), Thierry SINDA(Congo)
Musicien traditionaliste: François ESSINDJI (Cameroun)
Lecture des Anciens : Moa ABAÏD / Samuel LEGITIMUS (Langston Hugues)
Conférence-débat : La lecture senghorienne de Baudelaire par Prisca OTOUMA (docteur ès lettres)
LIEU : La Société des Poètes français
16, rue Monsieur le Prince
75006 Paris
M° Odéon
Tel : 01 40 46 99 82
Samedi 17 mars
Acceuil des participants et du public avec écoute de l' album Mettissage de Chantal DJILL RHINAN
15H à 20H30: Lectures-dédicaces-cocktail / suivie du dîner des poètes 10 € (réservation svp)
Poètes : Jean-Baptiste TIEMELE (Côte d’ Ivoire), HOURIA (Malgacho-comorienne), Monia BOULILA ( Tunisie), Lazhari LABTER,(Algérie),Bernabé LAYE (Bénin), Enide Darius GORDIEN (Guadeloupe), Fredy JAOFERA (Madagascar),Théodia THEODORO (Portugal), Romuald CHERY(Martinique), Jeanine DION GUERIN, Sophie CERCEAU(Brésilo-béninoise) , Nana Youla YANSANE (Franco-guinéenne), Jaimé GALDOS (Pérou), Touhfat MOUHTARE( Comores), Jean-Claude JANVIER-MODESTE (Martinique), Ferdy AJAX ( Haïti),Evelyne Pélerin NGO MAA (Cameroun), Marie-France DANAHO (Guyane), Iverlene DIALLO (Barbade), Alain-Alfred MOUTAPAM(Cameroun),Denise CHEVALIER (Martinique), Thierry SINDA(Congo), Ndongo MBAYE(Sénégal), Lima FABIEN(Martiniquo-Guyanaise) , Fatima CHBIBANE-Bennaçar (Maroc), Pascale RABESANDRATANA(Madagascar)
Humoriste: Aline ZOMO-BEN (Cameroun)
Musicien : Tinou LAVITAL (Guadeloupe)
Conférence-débat : Pour une nouvelle approche de L.G. Damas par Thierry SINDA -
lecture illustrative : Moa ABAÏD, Denise CHEVALIER
LIEU : librairie Orphie
Les ailleurs francophones –outremer
15, rue Victor Cousin
75005 Paris
RER Luxembourg
Tel : 01 43 25 90 71
Dimanche 18 mars
A partir de 15 heures précises/Hommage à feu Sébastien Matingou
Lectures, débats, cocktail dinatoire et animations artistiques
Hommage au poète Sébastien Matingou par Thierry Sinda, Moa Abaïd, Denise Chevalier, Ariane Sélassié-Crochet, Houria, Guy Mayembo, Corneille TOUTIRI accompagné par Hélène et Francine et Cécile Matingou.
Poètes : Iverlene DIALLO (Barbade), Guy KOUROU (Congo), Nana Youla YANSANE (Franco-guinéenne), Jean-Joël LEMARCHAND (adjoint au maire de Choisy-le-Roi), Théodia THEODORO (Portugal), Jean-Paul HABIMANA(Rwanda), Touhfat MOUHTARE ( Comores), Jean-Baptiste TIEMELE (Côte d’ Ivoire), Solal VALENTIN(Martinique) accompagné par Franck PROIX, Tinou LAVITAL (Guadeloupe) , Pascale RABESANDRATANA(Madagascar), Ferdy AJAX ( Haïti),Aimé NOUMA( Cameroun),Evelyne Pélerin NGO MAA (Cameroun), Jean-Claude JANVIER-MODESTE (Martinique), Omolei PONS DOLO (Franco-Malienne), Mohammed MEKDAB(Algérie), Enide Darius GORDIEN (Guadeloupe), Alain Alfred MOUTAPAM, Evelyne Pèlerin NGO MAA(Cameroun), Habib OSMANI (BEUR),Isis Noor YALAGI (Martiniquo-Togolaise),Thierry SINDA, Lima FABIEN(Martiniquo-Guyanaise), Fatima CHBIBANE-Bennaçar(Maroc)
Info nouvelle: Scène ouverte slam vers 19h: Maître de cérémonie le slameur ISLAM ABAD alias IAMBAD (Prix plume de la jeunesse en 2008 parrainé par Luc Besson www.iambad-artist.com )
Présentations de livre : De Chartes à Chicago : ce Voyage qui a changé ma vie par Cyprian JOSSON et L’utopie d’un escroc (éd. Société des écrivains) par Kululu SONAKANDA
Animation/ présentation: Tinou LAVITAL (Guadeloupe)
Musiciens : Serge TATNOU (Cameroun) / Partageons nos différences (B.Roque, L. Kouyaté) / Guy KOUROU
Humoriste: Aline ZOMO-BEN (Cameroun)
LIEU : dans un loft (porte verte)
6, impasse Popincourt
(Niveau 34-36 rue Popincourt)
75011 Paris
M° Voltaire
Tel : 06 10 01 95 25
A NOTER
Pour une nouvelle approche de Léon-Gontran Damas (Cayenne 1912-Washington 1978):
« Le centenaire de la naissance du poète et écrivain guyanais Léon-Gontran Damas doit être un moment privilégié pour revisiter son œuvre et pour lui donner sa juste place dans le mouvement de la négritude. Dans l’étude d’un mouvement littéraire, et par conséquent des filiations, il est à notre sens impossible d’ évoquer justement Léon-Gontran Damas sans mettre en exergue les idées qu’ il hérite de son compatriote guyanais René Maran , lequel ouvre la voie de la négritude littéraire en publiant Batouala, véritable roman nègre(Prix Goncourt 1921) . Ce roman est le premier grand manifeste de la négritude littéraire. » T. S.
A ECOUTER
Thierry Sinda présente la 9e édition du Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs le lundi 27 février à 21 h30 sur RFI dans l' émission Couleurs tropicales animée par Ephrem Youkpo
www.rfi.fr/emission/20120227-1-correspondant-el-pidio-benin
Thierry Sinda débat avec Hamidou Sall et Rodney Saint Eloi :Poésie Afrique /Caraïbe quelle plume, pour taquiner la muse? sur RFI le 13 mars à 19h10 dans l' émission le débat du jour animée par Jean-Claude Cadet
http://www.rfi.fr/emission/20120313-poesie-afrique-caraibes-quelles-plumes-taquiner-muse.
Thierry Sinda présente la 9e édition du Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs le samedi 17 mars à 10H30 sur Africa N° 1 dans l' émission Transafricaine animée par Irène Dembe
A LIRE

La librairie-éditions Orphie , Les ailleurs francophones conçoit une vitrine des poètes prenant part au 9e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs.Vous pouvez donc vous y procurer leurs recueils de poèmes dès le 5 mars et un peu après la clôture du Printemps national des poètes. Site : www.orphie.net
COCKTAIL / DÎNER DES POETES
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La revue littéraire du monde noir
Rencontre avec Thierry Sinda co-fondateur de la revue littéraire du monde noir
La presse panafricaine s’enrichit d’un nouveau titre dédié aux littératures du monde noir édité par le groupe de Breteuil pionnier de la presse africaine francophone au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Actuellement, le groupe de Breteuil édite depuis 1971 le titre-phare Amina, qui fut le premier magazine dédié aux femmes noires. L’aventure commencée en Afrique avec le comte Charles de Breteuil à l’époque coloniale continue de nos jours avec son fils Michel de Breteuil. A cette occasion nous avons rencontré Thierry Sinda qui fait figure de moteur de la revue littéraire du monde noir dont le premier numéro vient de paraître.
Depuis que je vous connais vous êtes toujours en train de créer des revues (telle que La feuille, première revue de cinéma africain de France en 1990) des concepts (tel que la néo-négritude en 2004) des manifestations (tel que le Printemps des poètes des Afriques et d’ Ailleurs en 2004) voire des mouvements politiques (tel que Union pour la Nouvelle France en 2010).Pouvez-vous nous expliquer comment a été créée La revue littéraire du monde noir ?
Thierry Sinda : En fait, M. Michel de Breteuil, qui est le directeur de publication du magazine Amina (et avec lequel je collabore depuis 21 ans), m’a fait venir dans son bureau et m’a demandé de réfléchir à la conceptualisation d’un magazine littéraire dédié aux écrivains noirs. J’ai alors fait un travail de conceptualisation de la ligne éditoriale du magazine et donné un titre qui, d’ ailleurs, a été retenu par le commanditaire. Par la suite, j’ai mis en place une bonne partie de l’équipe dont j’ai supervisé les critiques littéraires. Après tout cela, le travail a été remarquablement mis en page par Hervé Ollitraut-Bernard et la direction de la rédaction a été confiée à Valérie Lanctuit. Et cela donne la très jolie et profonde revue que vous avez entre les mains. La revue littéraire du monde noir est le premier magazine grand tirage dédié à la littérature du monde noir. Je le comparerais volontiers à des magazines français comme lire ou Le magazine littéraire. M. Michel de Breteuil est le fondateur d’Amina. Son père Charles de Breteuil fut à l’ origine de la création de presse africaine locale (les ancêtres de Fraternité matin en Côte d’ Ivoire et du Soleil au Sénégal) et panafricaine tel que Bingo qu’il fonda en 1953 avec le concours de l’écrivain sénégalais Ousmane Socé Diop.
Tout le monde ne pouvant pas s’immiscer dans le débat très sérieux de la littérature du monde noir qu’est ce qui confère à la revue son autorité sur le sujet ?
Thierry Sinda : Votre question est pertinente. Si M. de Breteuil a fait appel à moi c’est parce que je suis habilité depuis 2001 en tant que maître de conférence des universités françaises (mon sujet de thèse de doctorat porte sur la négritude), je suis également journaliste, poète et fondateur du Printemps des poètes des Afriques et d’ Ailleurs dont la 9e édition aura lieu en mars prochain. Parmi les membres de l’ équipe avec laquelle je travaille il y a Dominique Ranaivoson , laquelle est aussi maître de conférences (spécialisée sur l’ Océan Indien), Mansour Dramé , lequel est docteur en littérature générale et comparée (il a publié à l’ Harmattan l’ interculturalité au regard du roman sénégalais et québecquois),la Guyanaise Marie-France Danaho, laquelle est écrivaine, les Ivoiriennes Annie Monia Kakou et Dominique Mobio Ezoua et la franco-sénégalaise Aminata Djégal , lesquelles sont des lectrices averties et de fines plumes. Tant que le journal sera encadré par des universitaires il demeurera une voix autorisée voire faisant autorité sur le sujet !
Quelle est la cible du journal ?
Thierry Sinda : Je plagierais volontiers Léopold Sédar Senghor en disant que l’on écrit d’ abord pour les lecteurs africains du continent et de la diaspora, puis pour tous les curieux du monde entier, puisque la revue veut refléter « la contribution des écrivains du monde noir à l’universel » comme l’explique Michel de Breteuil dans l’édito du premier numéro. La revue littéraire du monde noir a été conçue pour être à la fois un outil de connaissance, de découverte, de loisir et pédagogique. C’est ainsi qu’elle satisfera à la fois les jeunes, les anciens, les pédagogues, les chercheurs, et les curieux. Il fut un temps où l’on pu résumer toute ces catégories par le terme générique « d’honnête homme ». Comment voulez-vous être un honnête homme africain en méconnaissant l’histoire et l’actualité des lettres du monde noir ?! Pour utiliser un terme cher au psychiatre-écrivain Frantz Fanon, je dirais que notre magazine contribue à un travail de désaliénation par la réappropriation de sa propre culture, du Moi collectif nègre dirait Damas.
Pouvez-vous nous présenter la ligne éditoriale du journal tout en énonçant le sommaire du premier numéro de La revue littéraire du monde noir ?
Thierry Sinda : Je dirais que l’on peut considérer la revue selon deux niveaux : un niveau vertical et un niveau horizontal. Au niveau vertical, nous avons des générations d’auteurs, lesquelles peuvent être classées en trois catégories : les classiques, les auteurs confirmés et les nouveaux auteurs. Au niveau des classiques nous avons fait un article de fond sur Senghor [j’en suis d’ ailleurs l’auteur] et Dominique Ranaivoson a fait- sur un peu plus d’une page- une critique avisée du premier tome des œuvres complètes du poète malgache Jean-Joseph Rabéarivelo, lequel ouvrage comporte1273 pages (une excellente synthèse !).En ce qui concerne les auteurs confirmés mon ami Mansour Dramé a dégagé la problématique de l’œuvre de Fatou Diome. Il la résume sous le titre « l’Afrique en partance pour l’Europe ». Cette rubrique s’appelle un auteur une œuvre. Parmi les autres auteurs confirmés nous avons entre autres l’interview de Emmanuel Dongala qui vient de recevoir le Prix Kourouma créé à Genève par le professeur Jacques Chevrier. Et puis nous avons des auteurs que l’ on fait découvrir et qui signent leur premier ou deuxième roman parmi lesquels la Gabonaise Irène Dembé avec La femme-poison (un récit prenant qui à travers une histoire bien construite donne la parole à des jeunes filles africaines de milieux défavorisés contraintes à vendre leur corps pour vivre voire faire vivre leur famille), la Sénégalaise Aïssatou Diamanka-Besland avec Patera (roman qui conte le déclassement professionnel et social des immigrés en Europe), le Béninois Jacques Dalodé avec son recueil de nouvelles Très bonnes nouvelles du Bénin (lequel dénonce les maux de l’ Afrique d’ aujourd’hui), la Guyanaise Sylvaine Vayabouyry avec La Crique ( relatant un problème d’ intérêts en Guyane) etc. Au niveau horizontal nous dépassons le cadre de la francophonie et accueillons les écritures noires anglophones, lusophones, hispaniques…le tout est que le livre soit disponible en français. Nous parlons également des métiers autour du livre et nous avons rencontré trois libraires parmi lesquels Denis Pryen, le libraire-éditeur des éditions l’ Harmattan. Ce dernier a créé 11 librairies-éditions l’ Harmattan dans 11 pays d’Afrique. Sur les400 livres africains qu’il édite en moyenne par an, 100 titres émanent de la succursale du Cameroun et 70 de celle dela RDC. Ces livres étant pris en charge par la maison mère parisienne, pour la première fois nous avons des livres du Sud qui sont largement diffusés sur les marchés du Nord !!!
Les articles de fond que vous faites, tel que l’hommage à Senghor sont-ils des articles synthétiques qui font le point sur la connaissance que nous pouvons avoir sur un auteur ou sur un mouvement littéraire ?
Thierry Sinda : Pas du tout, rien n’est clos et en science exacte ou humaine, il ne faut jamais négliger l’idée de progrès. Les premiers travaux des Kesteloot, Mohamadou Kane, Chevrier, Makouta Mboukou, Mouralis et compagnie ont ouvert indéniablement la voie, mais ils ont été faits sous le feu de l’action. Nous avons la chance de travailler avec du recul, avec le recul nécessaire qui permet de mieux cerner un auteur ou un mouvement littéraire. Par exemple, il n’y a aucun livre d’ensemble sur le mouvement littéraire de la négritude, que les premiers chercheurs en francophonie (l’ approche est quelque peu différente aux Etats-Unis) ont réduit à trois auteurs. Ils ont ainsi confondu le trio et le triumvirat ! Dans mon article Léopold Sédar Senghor du mythe à la réalité, je fais voler en éclats le côté mythologique entourant Senghor pour retrouver un « Senghor à hauteur d’homme ». Cela demande des vérifications et des recherches que les premiers chercheurs n’ont guère eu le temps de faire. Par exemple, Senghor et Césaire, contrairement à ce qu’ils affirment, ne se sont jamais rencontrés au lycée Louis Le Grand. Les archives du lycée en témoignent ; ils n’y étaient pas élève aux mêmes dates. Chaque Génération a son apport .Rien n’est figé ! Ce qui ne veut pas dire que tout ce qui a été écrit avant est faux, mais le toilettage voire la redéfinition s’impose.
Vous venez de mettre sur le marché en Occident et en Afrique le premier numéro de La revue littéraire du monde noir, pouvez-vous nous donner la périodicité de votre magazine et nous définir la stratégie de lancement et de diffusion que vous avez mise en place ?
Thierry Sinda :Nous venons de mettre en vente le numéro 1 de la revue littéraire du monde noir, celui-ci est un numéro de lancement avec une vente au numéro à prix réduit pour l’Hexagone [ 2, 50 € au lieu de 4 ,50 € ].Ce premier numéro va nous permette à la fois de faire connaître le produit auprès des particuliers, des bibliothèques et des institutions, et d’ étudier le marché pour ajuster la diffusion et le tirage de ce premier magazine littéraire du monde noir à grand tirage. C’est la raison pour laquelle le numéro 1, paru pratiquement mi-octobre, va rester en vente jusqu’ en décembre 2011. Puis à partir 2012 le magazine sera mensuel.
Propos recueillis par Tikishia-Thérèse Digbeu
Couleurs d’Afrique, le 14 novembre 2011
Et aussi
EMISSION SUR RFI COULEUR TROPICALE:THIERRY SINDA AVEC EPHREM YOUKPO www.rfi.fr/emission/20111121-1-correspondant-wadson-haiti
EMISSION SUR RADIO RADICALE(ITALIE):THIERRY SINDA AVEC MOHAMED BA www.radioradicale.it/scheda/338290
EMISSION SUR AFRICA N°1 :THIERRY SINDA AVEC IRENE DEMBE (A VENIR)
Solidarité AIFM avec de jeunes sportifs de passage à Paris
l’ AIMF offre un goûter aux jeunes footballeurs de l’Etoile filante de Tana
l’Alliance Internationale des Femmes de France et de Madagascar en sigle AIFM, co-présidée en France par la poétesse Francine Ranaivo et à Madagascar par Hanja Andrianasolo, a offert , le 10 juin 2011, un copieux goûter à l’équipe de football pupille, l’ Etoile filante de Tana, de passage en France pour prendre part au tournoi mondial de football de Plomelin. Le goûter a été servi dans la résidence universitaire malgache de Cachan (Région parisienne) où l’équipe résidait. Monsieur Yves Michel Rabémaromanga, l’entraineur de l’Etoile filante de Tana a été particulièrement touché par l’accueil chaleureux que leur a réservé les membres de l’AIFM et leurs amis.
Tout est en place pour le goûter
Les présidentes Francine Ranaivo et Hanja Andianasolo et le musicien Joseph Rajaonavah alias Baby John face aux jeunes
Le goûter est servi !...
Un vrai moment de bonheur....
Photo de groupe de l’équipe avec les présidentes de AIFM , l’entraineur Yves Michel Rabémaromanga (debout le 4e de gauche à droite), Baby John, Viviane Rakotoaritsoa et Tahina Boutruche (avec la coupe)
Francine, Tahina et Hanja arborent les trophées de nos jeunes footballeurs de l' Etoile filante de Tana
BRAVO POUR CE GESTE DE SOLIDARITE ET DE POESIE DE LA VIE !!!
Contact Etoile Filante de Tana: www.tana-etoilefilante.org
Tel: 00 261 32 07 525 39
Les Palabres Culturelles Internationales reportées
Les Palabres Culturelles Internationales à Madagascar reportées Sine die « faute de partenaires sérieux, crédibles et de stabilité politique »
Les Palabres Culturelles Internationales est la rencontre internationale de jeunes et d’artistes organisée par l’association parisienne Génération diversité, laquelle devait se tenir, pour sa première édition, du 1er au 21 juillet 2011 à Tananarive et Majunga. « Faute de partenaires sérieux, crédibles et de stabilité politique » (dixit Thierry Sinda le directeur Général de l’événement) cette rencontre placée sous l’égide de l’UNESCO est reportée sine die.
Thierry Sinda et Francine Ranaivo
Le directeur général des Palabres Culturelles Internationales, Thierry Sinda, et la directrice de la même structure, Francine Ranaivo nous confient : « Nous avons démarché de très nombreux partenaires, de par le monde, appartenant tant au secteur privé qu’aux secteurs publics, institutionnels et associatifs. La grande majorité ont trouvé notre projet fort intéressant, certains ont exprimé le vif désir de s’y inscrire même, mais sans apporter leur juste contribution financière pour que ce projet initié par une association de loi 1901 (en droit français correspond : sans but lucratif) soit viable. Nous notons également que les fondations d’entreprise sont plus promptes à contribuer ici et là au financement d’un puits, d’un poste de santé primaire, d’une plaque solaire etc. Nous convenons que ces micro- développements ayant trait aux infrastructures sont importants et réellement nécessaires, mais ils ne sont pas suffisants pour permettre le bien développement durable d’un pays. Celui-ci doit passer obligatoirement par l’éveil, l’éducation et la formation de la jeunesse du sexe tant masculin que féminin .Seuls ces jeunes formés seront en mesure d’entretenir ces infrastructures et d’en construire beaucoup d’autres, non seulement supplémentaires, mais encore et surtout correspondant à des besoins réels identifiés par une population locale avertie et industrieuse. Seuls ces jeunes formés pourront préserver leurs traditions tout en s’ouvrant au monde moderne et pluriel d’aujourd’hui. Seuls ces jeunes formés pourront rendre à Madagascar sa grandeur culturelle, sociale et économique d’antan. La représentation de l’UNESCO à Madagascar conduite élégamment par M. Francis Jaonary Haminason l’a bien compris en nous recevant chaleureusement lors de notre passage à Tana et en nous apportant un soutien sans faille dans notre entreprise. Il en est de même de la ministre de la culture et du patrimoine, la pianiste émérite Yvette Mialy Rakotomalala, qui malheureusement, a dû quitter son poste suite à un remaniement ministériel motivé par les obligations politiques d’un gouvernement de transition. Nous avons là perdu non seulement un interlocuteur de poids, mais encore notre interlocuteur privilégié. Qu’ils trouvent, ainsi que M. Miandriaaijaona Razafinmahefa, le directeur délégué de L’ORTANA, l’expression très sincère de toutes nos vives félicitations et notre entière gratitude.
Thierry Sinda et l' équipe de football pupille l' étoile filante de Tana lors de leur passage à Paris pour le tournoi mondial de Plomelin (sur sa gauche) l' entraîneur de l' équipe Yves-Michel Rabémaromanga
En ce qui concerne la politique culturelle et de développement, nous pensons aussi qu’il serait judicieux d’imposer aux multinationales présentes dans un pays en développement un cahier des charges les enjoignant à consacrer un certain pourcentage de leurs bénéfices au développement et à l’éducation du pays dans lesquelles elles ont une activité industrielle. Ce n’est que par ces précieux concours que la culture de Madagascar pourra partir à la conquête du monde.
En ce qui nous concerne, nous avons tout au long de l’ année animé avec succès notre site www.palabresculturellesinternatioanales.com , qui a étè une plate- forme culturelle et artistique pour Madagascar faisant découvrir à des milliers de personnes à travers le monde le génie malgache allant de la musique traditionnelle à la pharmacopée malgache en passant par la littérature , l’ histoire, la faune , la flore et bien d’ autres domaines.
Toujours dans l’ esprit du rayonnement de Madagascar à l’ international dans l’ émission du 25 avril de En sol majeur de RFI animée par Yasmine Chouaki, Thierry Sinda à fait connaître à des millions d’ auditeurs le chanteur rastaman malgache Sammy Rastafanahy( www.rfi.fr/emission/20110425-le-poete-thierry-sinda - ).Celui-ci a également , profiter d’ une large promotion à travers d’ autres média, notamment le magazine Amina, la radio italienne Radio radicale, des sites internet( Musée du quai Branly, sangonet.com, Agence presse suisse médiatropiques…) et à travers les milliers de cartes postales sur lesquelles il figurait et qui annonçaient à la fois notre concours de découverte de jeunes musiciens malgaches et notre rencontre internationale de jeunes et d’ artistes .Ces cartes postales ont fait l’ objet d’ une large diffusion notamment lors du 3e festival mondial des arts nègres (FESMAN)qui s’ est tenu à Dakar en décembre 2010 sous la houlette du Président sénégalais Abdoulaye Wade. Ce concours, qui devait être décerné lors de la soirée de clôture des Palabres Cultuelles Internationales en présence de la ministre de la culture malgache, est, bien évidemment, aussi reporté sine die.
A ce stade de cette grande aventure culturelle et humaine nous avons le sentiment et la fierté d’avoir avec nos moyens de communication contribué à mieux faire connaître Madagascar et donc à contribuer à en faire un pays de curiosité et une destination de voyage. Nous remercions notre mécène l’écrivaine Madame Franck Della Motte, sans le soutien de laquelle nous n’aurions pas pu assurer nos frais de communication et de fonctionnement. Nous remercions également notre fidèle partenaire média Francophonie Actualités.
Notre site plate-forme pour la culture et le génie malgache reste, bien entendu, fonctionnel ,et nous ne manquerons pas de l’ enrichir au moment opportun, nous vous tiendrons également informé de la suite qui sera donnée à la mise en place de nos premières Palabres Culturelles Internationales à Madagascar, lesquelles ont vocation, comme vous le savez, à tourner dans tous les pays du monde, puisqu’ elles s’ inscrivent dans la philosophie de la découverte et du partage pour un monde solidaire et pluriel. »
Pour un village rasta à Tana
Pour un village rasta à Tananarive
Sammy Rastafanahy, président de Rasta de Madagascar
L’île rouge compte de nombreux rasta, ils sont regroupés au sein de l’association « Rasta de Madagascar »créée en 2000, et actuellement présidée par le chanteur de reggae malgache Sammy Rastafanahy (ce nom de guerre signifie en français : le rasta qui pense). Le 24 mai dernier, l’association « Rasta de Madagascar » a fait une convention reggae pour commémorer le trentième anniversaire de la mort de Bob Marley.
Dans la banlieue de Tananarive le gouvernement malgache a octroyé à l’association un immense domaine à des fins de reboisement. Rappelons que le way of life des rasta est de vivre en harmonie avec la nature en rejetant le libéralisme à visage inhumain qu’ils nomment par le vocable de « Babylone » (en référence à la Babylone de la Bible). Pour échapper à Babylone les rasta des origines soit se repliaient au sein d’une communauté rasta autonome soit rêvaient au retour sur la terre promise d’Ethiopie où se trouvait le Christ noir Ras Tafari alias l’empereur Haïlé Sélassié . Ce dernier est d’ascendance Biblique puisqu’ il descend du Roi Salomon et de la Reine de Saba.
D’ après Sammy Rastafanahy l’association qu’il préside compte près de 600 membres répartis sur l’ensemble du territoire malgache. Actuellement, l’association « Rasta de Madagascar » œuvre pour la création d’un village rasta à Tana, lequel regrouperait tous ceux qui partagent le way of life rasta. On y trouverait aussi bien des gens qui y vivraient en permanence (musiciens, artisans, artistes, cultivateurs…) que des gens qui y séjourneraient temporairement pour un repos ou des vacances.
Pour tout contact :Mail :rastamadagascar@yahoo.fr
Tel : 00 261 33 12 265 68
Thierry Sinda
La diversité à l’Assemblée Nationale
Le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs à travers son Président Thierry Sinda et son directeur artistique Moa Abaïd, était invité samedi 11 juin 2011 à la Convention Nationale Culture et Diversité des Jeunesses Populaires qui s’est tenue à l’Assemblée Nationale.
Le thème central fut : 3 axes stratégiques pour une politique de la diversité culturelle des 20 prochaines années. 0n prit par à cette Convention Nationale par ordre d’intervention : Benjamin Lancar, Teddy Tibi, Gérard Desquand, Thierry Sinda, Moa Abaïd, Elvire Maurouard, Olivier Stirn, Claudy Siar, Alain Loulouga, Jonas Haddad, Thierry Coudert, jean-Luc François et Mahmoud Tall.
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JPOP - Convention Nationale Culture et Diversité... par CLS2086
JPOP - Convention Nationale Culture et Diversité... par CLS2086"
Dans son intervention Thierry Sinda fait part de l’expérience du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs dont le but est de contribuer à faire connaître les auteurs oubliés des outremer et les auteurs oubliés de la francophonie de l’Afrique et de Madagascar.IL évoque leur intervention, pendant le festival, à la Sorbonne au sein de l’école doctorale, tout en soulignant qu’il n’existe, malheureusement, qu’une seule chaire dans toute la France dévolue aux lettres francophones . Il met également l’accent sur le fait majeur de faire connaître ces oubliés pour que les jeunes de banlieue aient enfin des repères significatifs et des modèles positifs venant contrecarrer les modèles négatifs s’enrichissant par le fait de trafics illicites. Il propose pour finir de mettre au point un organisme de financement chargé de redistribuer les fonds aux 15 000 événements se déroulant pendant l’ événement printemps national des poètes. Il a aussi lourdement insisté sur la nécessité de mettre aux postes de décisions culturelles des représentants des minorités visibles mieux à même d’apprécier les projets de la diversité.
L’intervention de Thierry Sinda a été clôturée par la lecture d’un poème par Moa Abaïd.














