17 décembre 2011
La revue littéraire du monde noir
Rencontre avec Thierry Sinda co-fondateur de la revue littéraire du monde noir
La presse panafricaine s’enrichit d’un nouveau titre dédié aux littératures du monde noir édité par le groupe de Breteuil pionnier de la presse africaine francophone au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Actuellement, le groupe de Breteuil édite depuis 1971 le titre-phare Amina, qui fut le premier magazine dédié aux femmes noires. L’aventure commencée en Afrique avec le comte Charles de Breteuil à l’époque coloniale continue de nos jours avec son fils Michel de Breteuil. A cette occasion nous avons rencontré Thierry Sinda qui fait figure de moteur de la revue littéraire du monde noir dont le premier numéro vient de paraître.
Depuis que je vous connais vous êtes toujours en train de créer des revues (telle que La feuille, première revue de cinéma africain de France en 1990) des concepts (tel que la néo-négritude en 2004) des manifestations (tel que le Printemps des poètes des Afriques et d’ Ailleurs en 2004) voire des mouvements politiques (tel que Union pour la Nouvelle France en 2010).Pouvez-vous nous expliquer comment a été créée La revue littéraire du monde noir ?
Thierry Sinda : En fait, M. Michel de Breteuil, qui est le directeur de publication du magazine Amina (et avec lequel je collabore depuis 21 ans), m’a fait venir dans son bureau et m’a demandé de réfléchir à la conceptualisation d’un magazine littéraire dédié aux écrivains noirs. J’ai alors fait un travail de conceptualisation de la ligne éditoriale du magazine et donné un titre qui, d’ ailleurs, a été retenu par le commanditaire. Par la suite, j’ai mis en place une bonne partie de l’équipe dont j’ai supervisé les critiques littéraires. Après tout cela, le travail a été remarquablement mis en page par Hervé Ollitraut-Bernard et la direction de la rédaction a été confiée à Valérie Lanctuit. Et cela donne la très jolie et profonde revue que vous avez entre les mains. La revue littéraire du monde noir est le premier magazine grand tirage dédié à la littérature du monde noir. Je le comparerais volontiers à des magazines français comme lire ou Le magazine littéraire. M. Michel de Breteuil est le fondateur d’Amina. Son père Charles de Breteuil fut à l’ origine de la création de presse africaine locale (les ancêtres de Fraternité matin en Côte d’ Ivoire et du Soleil au Sénégal) et panafricaine tel que Bingo qu’il fonda en 1953 avec le concours de l’écrivain sénégalais Ousmane Socé Diop.
Tout le monde ne pouvant pas s’immiscer dans le débat très sérieux de la littérature du monde noir qu’est ce qui confère à la revue son autorité sur le sujet ?
Thierry Sinda : Votre question est pertinente. Si M. de Breteuil a fait appel à moi c’est parce que je suis habilité depuis 2001 en tant que maître de conférence des universités françaises (mon sujet de thèse de doctorat porte sur la négritude), je suis également journaliste, poète et fondateur du Printemps des poètes des Afriques et d’ Ailleurs dont la 9e édition aura lieu en mars prochain. Parmi les membres de l’ équipe avec laquelle je travaille il y a Dominique Ranaivoson , laquelle est aussi maître de conférences (spécialisée sur l’ Océan Indien), Mansour Dramé , lequel est docteur en littérature générale et comparée (il a publié à l’ Harmattan l’ interculturalité au regard du roman sénégalais et québecquois),la Guyanaise Marie-France Danaho, laquelle est écrivaine, les Ivoiriennes Annie Monia Kakou et Dominique Mobio Ezoua et la franco-sénégalaise Aminata Djégal , lesquelles sont des lectrices averties et de fines plumes. Tant que le journal sera encadré par des universitaires il demeurera une voix autorisée voire faisant autorité sur le sujet !
Quelle est la cible du journal ?
Thierry Sinda : Je plagierais volontiers Léopold Sédar Senghor en disant que l’on écrit d’ abord pour les lecteurs africains du continent et de la diaspora, puis pour tous les curieux du monde entier, puisque la revue veut refléter « la contribution des écrivains du monde noir à l’universel » comme l’explique Michel de Breteuil dans l’édito du premier numéro. La revue littéraire du monde noir a été conçue pour être à la fois un outil de connaissance, de découverte, de loisir et pédagogique. C’est ainsi qu’elle satisfera à la fois les jeunes, les anciens, les pédagogues, les chercheurs, et les curieux. Il fut un temps où l’on pu résumer toute ces catégories par le terme générique « d’honnête homme ». Comment voulez-vous être un honnête homme africain en méconnaissant l’histoire et l’actualité des lettres du monde noir ?! Pour utiliser un terme cher au psychiatre-écrivain Frantz Fanon, je dirais que notre magazine contribue à un travail de désaliénation par la réappropriation de sa propre culture, du Moi collectif nègre dirait Damas.
Pouvez-vous nous présenter la ligne éditoriale du journal tout en énonçant le sommaire du premier numéro de La revue littéraire du monde noir ?
Thierry Sinda : Je dirais que l’on peut considérer la revue selon deux niveaux : un niveau vertical et un niveau horizontal. Au niveau vertical, nous avons des générations d’auteurs, lesquelles peuvent être classées en trois catégories : les classiques, les auteurs confirmés et les nouveaux auteurs. Au niveau des classiques nous avons fait un article de fond sur Senghor [j’en suis d’ ailleurs l’auteur] et Dominique Ranaivoson a fait- sur un peu plus d’une page- une critique avisée du premier tome des œuvres complètes du poète malgache Jean-Joseph Rabéarivelo, lequel ouvrage comporte1273 pages (une excellente synthèse !).En ce qui concerne les auteurs confirmés mon ami Mansour Dramé a dégagé la problématique de l’œuvre de Fatou Diome. Il la résume sous le titre « l’Afrique en partance pour l’Europe ». Cette rubrique s’appelle un auteur une œuvre. Parmi les autres auteurs confirmés nous avons entre autres l’interview de Emmanuel Dongala qui vient de recevoir le Prix Kourouma créé à Genève par le professeur Jacques Chevrier. Et puis nous avons des auteurs que l’ on fait découvrir et qui signent leur premier ou deuxième roman parmi lesquels la Gabonaise Irène Dembé avec La femme-poison (un récit prenant qui à travers une histoire bien construite donne la parole à des jeunes filles africaines de milieux défavorisés contraintes à vendre leur corps pour vivre voire faire vivre leur famille), la Sénégalaise Aïssatou Diamanka-Besland avec Patera (roman qui conte le déclassement professionnel et social des immigrés en Europe), le Béninois Jacques Dalodé avec son recueil de nouvelles Très bonnes nouvelles du Bénin (lequel dénonce les maux de l’ Afrique d’ aujourd’hui), la Guyanaise Sylvaine Vayabouyry avec La Crique ( relatant un problème d’ intérêts en Guyane) etc. Au niveau horizontal nous dépassons le cadre de la francophonie et accueillons les écritures noires anglophones, lusophones, hispaniques…le tout est que le livre soit disponible en français. Nous parlons également des métiers autour du livre et nous avons rencontré trois libraires parmi lesquels Denis Pryen, le libraire-éditeur des éditions l’ Harmattan. Ce dernier a créé 11 librairies-éditions l’ Harmattan dans 11 pays d’Afrique. Sur les400 livres africains qu’il édite en moyenne par an, 100 titres émanent de la succursale du Cameroun et 70 de celle dela RDC. Ces livres étant pris en charge par la maison mère parisienne, pour la première fois nous avons des livres du Sud qui sont largement diffusés sur les marchés du Nord !!!
Les articles de fond que vous faites, tel que l’hommage à Senghor sont-ils des articles synthétiques qui font le point sur la connaissance que nous pouvons avoir sur un auteur ou sur un mouvement littéraire ?
Thierry Sinda : Pas du tout, rien n’est clos et en science exacte ou humaine, il ne faut jamais négliger l’idée de progrès. Les premiers travaux des Kesteloot, Mohamadou Kane, Chevrier, Makouta Mboukou, Mouralis et compagnie ont ouvert indéniablement la voie, mais ils ont été faits sous le feu de l’action. Nous avons la chance de travailler avec du recul, avec le recul nécessaire qui permet de mieux cerner un auteur ou un mouvement littéraire. Par exemple, il n’y a aucun livre d’ensemble sur le mouvement littéraire de la négritude, que les premiers chercheurs en francophonie (l’ approche est quelque peu différente aux Etats-Unis) ont réduit à trois auteurs. Ils ont ainsi confondu le trio et le triumvirat ! Dans mon article Léopold Sédar Senghor du mythe à la réalité, je fais voler en éclats le côté mythologique entourant Senghor pour retrouver un « Senghor à hauteur d’homme ». Cela demande des vérifications et des recherches que les premiers chercheurs n’ont guère eu le temps de faire. Par exemple, Senghor et Césaire, contrairement à ce qu’ils affirment, ne se sont jamais rencontrés au lycée Louis Le Grand. Les archives du lycée en témoignent ; ils n’y étaient pas élève aux mêmes dates. Chaque Génération a son apport .Rien n’est figé ! Ce qui ne veut pas dire que tout ce qui a été écrit avant est faux, mais le toilettage voire la redéfinition s’impose.
Vous venez de mettre sur le marché en Occident et en Afrique le premier numéro de La revue littéraire du monde noir, pouvez-vous nous donner la périodicité de votre magazine et nous définir la stratégie de lancement et de diffusion que vous avez mise en place ?
Thierry Sinda :Nous venons de mettre en vente le numéro 1 de la revue littéraire du monde noir, celui-ci est un numéro de lancement avec une vente au numéro à prix réduit pour l’Hexagone [ 2, 50 € au lieu de 4 ,50 € ].Ce premier numéro va nous permette à la fois de faire connaître le produit auprès des particuliers, des bibliothèques et des institutions, et d’ étudier le marché pour ajuster la diffusion et le tirage de ce premier magazine littéraire du monde noir à grand tirage. C’est la raison pour laquelle le numéro 1, paru pratiquement mi-octobre, va rester en vente jusqu’ en décembre 2011. Puis à partir 2012 le magazine sera mensuel.
Propos recueillis par Tikishia-Thérèse Digbeu
Couleurs d’Afrique, le 14 novembre 2011
Et aussi
EMISSION SUR RFI COULEUR TROPICALE:THIERRY SINDA AVEC EPHREM YOUKPO www.rfi.fr/emission/20111121-1-correspondant-wadson-haiti
EMISSION SUR RADIO RADICALE(ITALIE):THIERRY SINDA AVEC MOHAMED BA www.radioradicale.it/scheda/338290
EMISSION SUR AFRICA N°1 :THIERRY SINDA AVEC IRENE DEMBE (A VENIR)
06 juillet 2011
Solidarité AIFM avec de jeunes sportifs de passage à Paris
l’ AIMF offre un goûter aux jeunes footballeurs de l’Etoile filante de Tana
l’Alliance Internationale des Femmes de France et de Madagascar en sigle AIFM, co-présidée en France par la poétesse Francine Ranaivo et à Madagascar par Hanja Andrianasolo, a offert , le 10 juin 2011, un copieux goûter à l’équipe de football pupille, l’ Etoile filante de Tana, de passage en France pour prendre part au tournoi mondial de football de Plomelin. Le goûter a été servi dans la résidence universitaire malgache de Cachan (Région parisienne) où l’équipe résidait. Monsieur Yves Michel Rabémaromanga, l’entraineur de l’Etoile filante de Tana a été particulièrement touché par l’accueil chaleureux que leur a réservé les membres de l’AIFM et leurs amis.
Tout est en place pour le goûter
Les présidentes Francine Ranaivo et Hanja Andianasolo et le musicien Joseph Rajaonavah alias Baby John face aux jeunes
Le goûter est servi !...
Un vrai moment de bonheur....
Photo de groupe de l’équipe avec les présidentes de AIFM , l’entraineur Yves Michel Rabémaromanga (debout le 4e de gauche à droite), Baby John, Viviane Rakotoaritsoa et Tahina Boutruche (avec la coupe)
Francine, Tahina et Hanja arborent les trophées de nos jeunes footballeurs de l' Etoile filante de Tana
BRAVO POUR CE GESTE DE SOLIDARITE ET DE POESIE DE LA VIE !!!
Contact Etoile Filante de Tana: www.tana-etoilefilante.org
Tel: 00 261 32 07 525 39
16 juin 2011
Les Palabres Culturelles Internationales reportées
Les Palabres Culturelles Internationales à Madagascar reportées Sine die « faute de partenaires sérieux, crédibles et de stabilité politique »
Les Palabres Culturelles Internationales est la rencontre internationale de jeunes et d’artistes organisée par l’association parisienne Génération diversité, laquelle devait se tenir, pour sa première édition, du 1er au 21 juillet 2011 à Tananarive et Majunga. « Faute de partenaires sérieux, crédibles et de stabilité politique » (dixit Thierry Sinda le directeur Général de l’événement) cette rencontre placée sous l’égide de l’UNESCO est reportée sine die.
Thierry Sinda et Francine Ranaivo
Le directeur général des Palabres Culturelles Internationales, Thierry Sinda, et la directrice de la même structure, Francine Ranaivo nous confient : « Nous avons démarché de très nombreux partenaires, de par le monde, appartenant tant au secteur privé qu’aux secteurs publics, institutionnels et associatifs. La grande majorité ont trouvé notre projet fort intéressant, certains ont exprimé le vif désir de s’y inscrire même, mais sans apporter leur juste contribution financière pour que ce projet initié par une association de loi 1901 (en droit français correspond : sans but lucratif) soit viable. Nous notons également que les fondations d’entreprise sont plus promptes à contribuer ici et là au financement d’un puits, d’un poste de santé primaire, d’une plaque solaire etc. Nous convenons que ces micro- développements ayant trait aux infrastructures sont importants et réellement nécessaires, mais ils ne sont pas suffisants pour permettre le bien développement durable d’un pays. Celui-ci doit passer obligatoirement par l’éveil, l’éducation et la formation de la jeunesse du sexe tant masculin que féminin .Seuls ces jeunes formés seront en mesure d’entretenir ces infrastructures et d’en construire beaucoup d’autres, non seulement supplémentaires, mais encore et surtout correspondant à des besoins réels identifiés par une population locale avertie et industrieuse. Seuls ces jeunes formés pourront préserver leurs traditions tout en s’ouvrant au monde moderne et pluriel d’aujourd’hui. Seuls ces jeunes formés pourront rendre à Madagascar sa grandeur culturelle, sociale et économique d’antan. La représentation de l’UNESCO à Madagascar conduite élégamment par M. Francis Jaonary Haminason l’a bien compris en nous recevant chaleureusement lors de notre passage à Tana et en nous apportant un soutien sans faille dans notre entreprise. Il en est de même de la ministre de la culture et du patrimoine, la pianiste émérite Yvette Mialy Rakotomalala, qui malheureusement, a dû quitter son poste suite à un remaniement ministériel motivé par les obligations politiques d’un gouvernement de transition. Nous avons là perdu non seulement un interlocuteur de poids, mais encore notre interlocuteur privilégié. Qu’ils trouvent, ainsi que M. Miandriaaijaona Razafinmahefa, le directeur délégué de L’ORTANA, l’expression très sincère de toutes nos vives félicitations et notre entière gratitude.
Thierry Sinda et l' équipe de football pupille l' étoile filante de Tana lors de leur passage à Paris pour le tournoi mondial de Plomelin (sur sa gauche) l' entraîneur de l' équipe Yves-Michel Rabémaromanga
En ce qui concerne la politique culturelle et de développement, nous pensons aussi qu’il serait judicieux d’imposer aux multinationales présentes dans un pays en développement un cahier des charges les enjoignant à consacrer un certain pourcentage de leurs bénéfices au développement et à l’éducation du pays dans lesquelles elles ont une activité industrielle. Ce n’est que par ces précieux concours que la culture de Madagascar pourra partir à la conquête du monde.
En ce qui nous concerne, nous avons tout au long de l’ année animé avec succès notre site www.palabresculturellesinternatioanales.com , qui a étè une plate- forme culturelle et artistique pour Madagascar faisant découvrir à des milliers de personnes à travers le monde le génie malgache allant de la musique traditionnelle à la pharmacopée malgache en passant par la littérature , l’ histoire, la faune , la flore et bien d’ autres domaines.
Toujours dans l’ esprit du rayonnement de Madagascar à l’ international dans l’ émission du 25 avril de En sol majeur de RFI animée par Yasmine Chouaki, Thierry Sinda à fait connaître à des millions d’ auditeurs le chanteur rastaman malgache Sammy Rastafanahy( www.rfi.fr/emission/20110425-le-poete-thierry-sinda - ).Celui-ci a également , profiter d’ une large promotion à travers d’ autres média, notamment le magazine Amina, la radio italienne Radio radicale, des sites internet( Musée du quai Branly, sangonet.com, Agence presse suisse médiatropiques…) et à travers les milliers de cartes postales sur lesquelles il figurait et qui annonçaient à la fois notre concours de découverte de jeunes musiciens malgaches et notre rencontre internationale de jeunes et d’ artistes .Ces cartes postales ont fait l’ objet d’ une large diffusion notamment lors du 3e festival mondial des arts nègres (FESMAN)qui s’ est tenu à Dakar en décembre 2010 sous la houlette du Président sénégalais Abdoulaye Wade. Ce concours, qui devait être décerné lors de la soirée de clôture des Palabres Cultuelles Internationales en présence de la ministre de la culture malgache, est, bien évidemment, aussi reporté sine die.
A ce stade de cette grande aventure culturelle et humaine nous avons le sentiment et la fierté d’avoir avec nos moyens de communication contribué à mieux faire connaître Madagascar et donc à contribuer à en faire un pays de curiosité et une destination de voyage. Nous remercions notre mécène l’écrivaine Madame Franck Della Motte, sans le soutien de laquelle nous n’aurions pas pu assurer nos frais de communication et de fonctionnement. Nous remercions également notre fidèle partenaire média Francophonie Actualités.
Notre site plate-forme pour la culture et le génie malgache reste, bien entendu, fonctionnel ,et nous ne manquerons pas de l’ enrichir au moment opportun, nous vous tiendrons également informé de la suite qui sera donnée à la mise en place de nos premières Palabres Culturelles Internationales à Madagascar, lesquelles ont vocation, comme vous le savez, à tourner dans tous les pays du monde, puisqu’ elles s’ inscrivent dans la philosophie de la découverte et du partage pour un monde solidaire et pluriel. »
15 juin 2011
Pour un village rasta à Tana
Pour un village rasta à Tananarive
Sammy Rastafanahy, président de Rasta de Madagascar
L’île rouge compte de nombreux rasta, ils sont regroupés au sein de l’association « Rasta de Madagascar »créée en 2000, et actuellement présidée par le chanteur de reggae malgache Sammy Rastafanahy (ce nom de guerre signifie en français : le rasta qui pense). Le 24 mai dernier, l’association « Rasta de Madagascar » a fait une convention reggae pour commémorer le trentième anniversaire de la mort de Bob Marley.
Dans la banlieue de Tananarive le gouvernement malgache a octroyé à l’association un immense domaine à des fins de reboisement. Rappelons que le way of life des rasta est de vivre en harmonie avec la nature en rejetant le libéralisme à visage inhumain qu’ils nomment par le vocable de « Babylone » (en référence à la Babylone de la Bible). Pour échapper à Babylone les rasta des origines soit se repliaient au sein d’une communauté rasta autonome soit rêvaient au retour sur la terre promise d’Ethiopie où se trouvait le Christ noir Ras Tafari alias l’empereur Haïlé Sélassié . Ce dernier est d’ascendance Biblique puisqu’ il descend du Roi Salomon et de la Reine de Saba.
D’ après Sammy Rastafanahy l’association qu’il préside compte près de 600 membres répartis sur l’ensemble du territoire malgache. Actuellement, l’association « Rasta de Madagascar » œuvre pour la création d’un village rasta à Tana, lequel regrouperait tous ceux qui partagent le way of life rasta. On y trouverait aussi bien des gens qui y vivraient en permanence (musiciens, artisans, artistes, cultivateurs…) que des gens qui y séjourneraient temporairement pour un repos ou des vacances.
Pour tout contact :Mail :rastamadagascar@yahoo.fr
Tel : 00 261 33 12 265 68
Thierry Sinda
14 juin 2011
La diversité à l’Assemblée Nationale
Le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs à travers son Président Thierry Sinda et son directeur artistique Moa Abaïd, était invité samedi 11 juin 2011 à la Convention Nationale Culture et Diversité des Jeunesses Populaires qui s’est tenue à l’Assemblée Nationale.
Le thème central fut : 3 axes stratégiques pour une politique de la diversité culturelle des 20 prochaines années. 0n prit par à cette Convention Nationale par ordre d’intervention : Benjamin Lancar, Teddy Tibi, Gérard Desquand, Thierry Sinda, Moa Abaïd, Elvire Maurouard, Olivier Stirn, Claudy Siar, Alain Loulouga, Jonas Haddad, Thierry Coudert, jean-Luc François et Mahmoud Tall.
Voir les videos
JPOP - Convention Nationale Culture et Diversité... par CLS2086
JPOP - Convention Nationale Culture et Diversité... par CLS2086"
Dans son intervention Thierry Sinda fait part de l’expérience du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs dont le but est de contribuer à faire connaître les auteurs oubliés des outremer et les auteurs oubliés de la francophonie de l’Afrique et de Madagascar.IL évoque leur intervention, pendant le festival, à la Sorbonne au sein de l’école doctorale, tout en soulignant qu’il n’existe, malheureusement, qu’une seule chaire dans toute la France dévolue aux lettres francophones . Il met également l’accent sur le fait majeur de faire connaître ces oubliés pour que les jeunes de banlieue aient enfin des repères significatifs et des modèles positifs venant contrecarrer les modèles négatifs s’enrichissant par le fait de trafics illicites. Il propose pour finir de mettre au point un organisme de financement chargé de redistribuer les fonds aux 15 000 événements se déroulant pendant l’ événement printemps national des poètes. Il a aussi lourdement insisté sur la nécessité de mettre aux postes de décisions culturelles des représentants des minorités visibles mieux à même d’apprécier les projets de la diversité.
L’intervention de Thierry Sinda a été clôturée par la lecture d’un poème par Moa Abaïd.
06 mai 2011
Scène ouverte poésie
Scène ouverte Poésie-Slam, samedi 14 mai 2011
Dans le cadre du festival l' Afrique dans tous les sens qui se tiendra du 10 au 29 mai 2011, le 8 Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs organise une scène ouverte poésie et slam le samedi 14 mai 2011 de 16h30 à 18h à la Bellevilloise.La scène ouverte est dédiée à René Maran, le père de la littérature négro-africaine de langue française.Il obtint le prix Goncourt en 1921 pour son roman Batouala, véritable roman nègre.Ce roman, jugé à tort anti-français, souleva une vive polémique dont on parla jusque dans la chambre des députés.Par ailleurs, René Maran fut aussi un grand poète qui a bâti une oeuvre poétique riche de cinquante années d' écriture.
Organasiastion de la Scène ouverte:
-1)Présentation et lecture de l' oeuvre poétique de René Maran (15mn) Avec Thierry Sinda, Moa Abaïd et Denise Chevalier
- 2)la scène ouverte :les textes des poètes et slameurs ne devront pas excéder 5mn pour qu' un maximum de personnes puisse passer.Les poètes et slameurs peuvent se pré-enregistrer.
LIEU :La Bellevilloise :21, rue Boyer Paris 20e M° Menilmontant ou Gambetta
Contact et pré-enregitrement(éventuel) : 06 10 01 95 25
ECOUTER L' EMISSION DE RFI EN SOL MAJEUR DU 25 AVRIL : YASMINE CHOUAKI RECEVAIT THIERRY SINDA , LE PRESIDENT DU PRINTEMPS DES POETES DES AFRIQUES
www.rfi.fr/emission/20110425-le-poete-thierry-sinda
REGARDER L' EMISSION DE FRANCE Ô 10 MINUTES POUR LE DIRE DU JEUDI 21 AVRIL :GORA PATEL RECEVAIT THIERRY SINDA, LE PRESIDENT DU PRINTEMPS DES POETES DES AFRIQUES ET D' AILLEURS, POUR UNE EMISSION DEDIEE A RENE MARAN,PERE FONDATEUR DE LA NEGRITUDE
www.franceo.fr/programmes/.../thierry-sinda_51806.html
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PHOTOS DU LANCEMENT DU FESTIVAL L' AFRIQUE DANS TOUS LES SENS LE 28 AVRIL 2011 A l' AUDITORIUM DE L' HOTEL DE VILLLE DE PARIS (Reportage Michaël Udofia contact: 06 22 01 98 36 et 01 45 20 09 42 )
Photo 1: Seydou Gueye,le directeur du festival et Jean-Claude Cadenet, le Délégué Général de L' Outremer à la mairie de Paris
Photo 2: Seydou Gueye et Thierry Sinda
Photo 3 :Thierry Sinda, la poétesse Houria et l' animatrice radio claudia Solofolandy
Photo 4 :L' écrivain et journaliste Paul Heutching ,le chercheur Mansour Dramé et Thierry Sinda
Photo 5:On peut y reconnaître MM Cadenet et Sinda
Photo 6:L' anthropologue jaimé Galdos
Photo 7:Moa Abaïd,Philo et Thierry Sinda
Photo 8:(deuxième à droite) Ayoko Mensah,rédactrice en chef de Afriscope, le poète Alain-Alfred Moutapam et Thierry Sinda
Photo 9: (A l' extrême gauche) Joseph Ahekoe, directeur de publication de Francophonie Actualités et (à l' extrême droite) le photographe Michaël Udofia et Moa, Philo etThierry
REPORTAGE EN IMAGE AVEC TV 28 FR
http://www.dailymotion.com/video/xih30p_le-festival-l-afrique-dans-tous-les-sens-edition-2011_news
03 mars 2011
Programme 2011
8e Printemps des Poètes des Afriques et d‘ Ailleurs
du 17 au 20 Mars 2011
« Poètes des outremers d’ hier et d’aujourd’ hui »
Hommage à René Maran
Le Printemps des Poètes est une grande fête nationale multidimensionnelle et cyclique, dans laquelle, depuis huit années consécutives, nous, poètes de la néo-négritude et d’ Ailleurs, avons coutume de nous inscrire, joliment, pour récolter les légitimes moissons printanières. Au cours de ces huit années consécutives, de célébrations joyeuses de la poésie nègre et néo-nègre, nous sommes plus que conscient d’avoir insufflé un doux et constant vent sonore et collectif, lequel est à l’ origine incontestable d’éclosions de jeunes pousses littéraires remarquables et remarquées, non seulement sur notre chère terre arable de France Métropolitaine, mais encore de par le monde. Devant ces bijoux de lettres, de sons, d’images et de formes, je constate avec jouissance que tout l’or du monde est, pauvrement, impuissant face au temps et à la détermination. Il est vrai que nous avons été intellectuellement, poétiquement et idéologiquement hardiment soutenu par des étoiles vivantes de la poésie de la négritude qui résonneront à tout jamais dans le ciel de la vraie poésie Francophone. Celle de l’éternité et non celle de l’amicale instantanéité pour laquelle nous avons un regard affectueux, car la poésie est partout, et nous appartient à tous ! Nous savons gré donc à notre premier parrain le poète Jacques Rabémananjara (Nationaliste malgache, Grand prix de l’ Académie française pour l’ ensemble de son œuvre et vice-président de la République de Madagascar ), et à notre actuel parrain Martial Sinda ( Co-fondateur du parti qui a mené le Congo à l’ indépendance , Grand prix littéraire de l’ AEF en 1956, et professeur honoraire en histoire contemporaine à la Sorbonne-Nouvelle et co-fondateur du DESC avec feu le professeur Jean-Claude Allain).Je sais gré également au professeur, fraîchement, retraité Jean Bessière, lequel nous a permis d’installer les communications du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs dans son séminaire de l’ Ecole doctorale de littérature générale et comparée de la Sorbonne Nouvelle. Nous lui souhaitons une retraite très riche en vie et en productions scientifiques. Nous remercions également le grand poète et président de la Société des Poètes français, Vital Heurtebize, qui met le local de l’institution dont il a la charge à notre disposition.
Il est normal d’être reconnaissant à tous ceux qui par leur apport contribuent au succès d’un événement.
En cette année des Outremers décrétée par Nicholas Sarkozy, et qui s’ouvre pratiquement au moment où le grand poète Edouard Glissant et l’immense acteur Robert Liensol tirent leur révérence, nous célèbreront les poètes des outremers d’ hier et d’aujourd’hui et leur compagnon de lutte africain. La 8e édition du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs mettra à l’honneur le poète et romancier guyanais René Maran. Il y a 90 ans, ce noir descendant d’esclaves africains arracha le très prestigieux prix Goncourt avec son roman très controversé, Batouala, véritable roman nègre. La décision de l’Académie Goncourt présidée par Léon Daudet fut commentée non seulement dans le monde des lettres, mais aussi jusque dans la chambre des députés. René Maran fut à la fois un grand serviteur de l’empire colonial français, en tant qu’administrateur des colonies dès 1909, et un grand serviteur de la langue française. Il est à la fois le père de la littérature négro-africaine francophone et l’inspirateur de romanciers français dénonçant les excès coloniaux en Afrique noire tels que Andrè Gide et Denise Moran. Dans sa dénonciation des excès coloniaux René Maran en appel à ses « frères écrivains français » et à tous les hommes de bonne volonté, car René Maran était un humaniste.
En cette année des Outremers le Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs s’emploiera aux côtés de l’Association des Amis de René Maran, présidée par Martial Sinda, à sortir de l’injuste oubli métropolitain cet auteur français de Guyane. A cet effet l’Association des Amis de René Maran contactera les maires de Paris (où il habitait), de Bordeaux (où il a étudié) et de Toulouse (où il a collaboré régulièrement à la Dépêche de Toulouse) pour que dans ces villes une rue lui soit octroyée. Pour qu’on appose une plaque commémorative à l’ endroit de sa dernière demeure, l’association contactera aussi le maire du 14e arrondissement de Paris. IL faut savoir dépasser le côté souvent purement carnavalesque d’une célébration nationale pour l’inscrire dans l’utile, le mémoriel et le pérenne. En ce sens, je félicite vivement l’ architecte Gustave Eiffel, qui a construit la tour Eiffel pour l’ Exposition universelle de 1889 (au moment où Victor Hugo , nous avait pondu un roman sociologique sur les nombreux misérables du 19e siècle),le président Léopold Sédar Senghor qui a construit le théâtre Daniel Sorano pour le premier festival mondial des arts nègres en1966 (Ce théâtre à par la suite eu son heure de gloires scéniques), et le président Abdoulaye Wade qui a construit le monument de la Renaissance africaine pour le 3e festival mondial des arts nègres en 2010 (on ne peut que souhaiter que cet édifice draina autant de touristes que la tour Eiffel qui est le monument le plus visité de France avec ses 6 930 000 visiteurs en 2008).Mis à part les nombreux couacs organisationnels, le 3e Festival mondial des arts nègres a été un excellent festival pour faire un état des lieux des créations artistiques , littéraires, intellectuelles, scientifiques et technologiques des Noirs en 2011.Le 3e Festival mondial des arts nègres fut un véritable « festival de la Renaissance africaine » , puisque les nombreuses recherches scientifiques ont mises en évidence que contrairement à une idée qui avait cours , les Noirs n’ ont pas seulement été des esclaves que l’ on a transportés, mais ils ont aussi voyagé de leur plein gré et ont, quoiqu’ il en soit, contribué à bâtir les grandes civilisations de l’ humanité sur tous les continents (moyen –orient avec la Rein de Saba d’ Ethiopie ; Océanie et Asie avec les négritos ; en Europe avec des compositeurs et escrimeurs hors pair tel que le chevalier de Saint Georges ; aux Etats-Unis avec les nombreux inventeurs noirs tel que Benjamin Benneker né en 1731 et qui fabriqua la première horloge américaine ; et bien sûr en Egypte tels que les travaux de Cheikh Anta Diop nous l’ ont largement révélé depuis le Premier festival mondial des arts , où il fut primé ).
Avant de vous convier, toutes et tous, à venir nous livrer, avec votre sensibilité culturelle et personnelle, votre poésie, avec l’ esprit d’échanges, de partage et d’ouvertures qui nous caractérise, je voudrais faire cinq clins d’ œil : Le premier est au chercheur et homme politique haïtien Athénor Firmin, dont nous célèbrerons cette année le centenaire de sa mort (en 1885, avec son ouvrage de L’égalité des races ,réédité par l’ Harmattan, il apportait une réponse cinglante à l’Essai raciste sur l’ inégalité des races de Gobineau publié en 1855 ); le second au jeune docteur Lyliane Lagneau alias Lyliane Kesteloot qui , en 1961 soutenait le premier travail universitaire sur la jeune littérature négro-africaine de langue français(même si son travail pionnier remarquable pour l’ époque date sur certains aspects, ce qui est tout à fait normal si l’ on considère le progrès inhérent au monde de la recherche scientifique) ; le troisième à Frantz Fanon dont nous célébrons le cinquantenaire de sa mort (avec son ouvrage Peau noire masque blanc, il appartient à ce que j’ai appelé l’axe des essayistes de la négritude) ; le Quatrième au Premier congrès de la FEANF (Fédération des Etudiants d’Afrique noire en France) qui s’est tenu il y a cinquante ans et qui avait porté à la tête de la nouvelle association Solange Falade ; et le cinquième au philosophe et poète Rabîndranâth Tagore dont on commémore le 150e anniversaire de sa naissance.
Et maintenant, pendant ces jours de festival- qui accordent une place de choix aux scènes ouvertes- que la poésie du monde entier se mélange et se réponde pour former le Tout monde ou la civilisation de l’ universel, selon que l’on se réfère à Glissant ou à Senghor.
Poétiquement vôtre à la puissance 1000,
Thierry Sinda
Le président
COMITE D’ORGANISATION
Président : Thierry SINDA
Professeur de Lettres, poète, délégué général chargé de la francophonie de la Société des Poètes français, critique de cinéma au magazine Amina, Directeur de communication du magazine Francophonie Actualités, conseiller littérature et cinéma du III FESMAN (Festival Mondial des Arts Nègres -décembre 2009), Président de l' Union pour la Nouvelle France, Secrétaire général de l’ association des Amis de René Maran, Directeur général des Palabres Culturelles Internationales(www.palabresculturellesinternationales.com ) et auteur d’une thèse de doctorat sur la négritude. Il a publié un drame poétique Voyage en Afrique à la recherche de mon moi enivré aux éditions Atlantica-Séguier (www.atlantica.fr).
Directeur artistique : Moa ABAÏD (acteur, metteur en scène, arthérapeute et co-fondateur de Radio beur et radio Soleil)
Contact : poetesdesafriques@voila.fr
Tel : 06 10 01 95 25
PARTENAIRES : Année des Outremers, Printemps des poètes, Société des Poètes français, Amina, Francophonie Actualités, Le nouvel Afriqu’ Essor, Palabres Culturelles Internationales, Télé LC2 , Radio radicale, Grioo.com, Africulures.com , Sangonet.com, Radio Fréquences Paris Pluriel (Echo du Capricorne et Tam tam magazine),l’ agence de la promotion et des cultures du voyage(APCV) , lafriquedanstouslessens.com, Agence presse médiatropiques, EURO 2TD(Agence de communication), Diaspora africaine (Djibril Gningue), Dominique Drouet et Colette Perrier, Valério Truffa (atelierfiwe.com) et Philippe Gateau(webmaster) et Giselle Desloumeaux (enseignante)
PROGRAMME
(institut imaginaire René Maran)*
* Commémorations et hommages des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs
Jeudi 17 mars
19h30 à 23h : lectures-dédicaces-cocktail
(Salle imaginaire centenaire Athénor Firmin)*
Hommage aux poètes des outremers d’ hier (René Maran, Léon Gontran Damas, Gilbert Gratian, Etienne Léro, Aimé Césaire, Guy Tyrolien, Paul Niger, Léon Laleau, Jacques Roumain, Jean-Fernand Brière, René Bélance, René Depestre, Edouard Glissant, Raoul Philippe Danaho, Edouard Maunick…) par Thierry Sinda , Moa Abaïd, Denise Chevalier
Poètes : HOURIA (Malgacho-comorienne), Marie France DANAHO (Guyane), Barnabé LAYE (Bénin), Jaimé GALDOS (Pérou), Francine RANAIVO (Madagascar), Annie-Monia KAKOU (Côte d’ Ivoire), Paola DJENGUE (CAMEROUN)
Mini-scène ouverte
Musiciens : Serge TATNOU / Partageons nos différences
Conférence-débat : « Vision du racisme aujourd’hui au travers du livre de Rokhaya Diallo » par Annie-Monia Kakou
Lieu : la Société des poètes français
16, rue Monsieur le Prince
75006 Paris
Tel : 01 40 46 99 82
M° Odéon
Vendredi 18 mars
19h30 à 23h : lectures-dédicaces-cocktail
(Salle imaginaire FEANF : cinquantenaire doctorat : L. Kesteloot, M. Sinda …)*
Hommage à René Maran par Moa Abaïd, Denise Chevalier, Ariane Sélassié-Crochet
Poètes : Jenny HYPPOCRATE (Martinique), HOURIA (malgacho-comorienne), Raoul Philppe DANAHO (Guyane), N’ dongo MBAYE (Sénégal)
Mini-scène ouverte
Musiciens : ROMA(Martinique) et René BELAICH
Conférence-débat : « René Maran, père fondateur du mouvement littéraire de la négritude » par Thierry SINDA
Lieu : la Société des poètes français
16, rue Monsieur le Prince
75 006 Paris
Tel : 01 40 46 99 82
M° Odéon
Samedi 19 mars
A partir de 15h
(Salle imaginaire Frantz Fanon, cinquantenaire de sa mort)*
Lectures, débats, projections, coktail dinatoire, et animations artistiques et culturelles :
Agnès COUDRAY (Guadeloupo-guyanaise), Alain–Alfred MOUTAPAM (Camaroun), Théodia THEODORO (Portugal), Bernabe LAYE (Bénin), Iverlene DIALLO (Barbade), Thierry SINDA(Congo),ANTSIVA (Madagascar), Sophie CERCEAU (Bénino-Brésilienne), Omolei Pons DOLO( Franco-malienne), Fredy JAOFERA(Madagascar), Ferdy AJAX(Haïti), Nana Youla YANSANE(franco-guinéenne),Marie-Loup CHENET(Haïti),Houria(Malagacho-comorienne), Evelyne PELERIN NGO MAA (Cameroun)
.Musicien : Serge TATNOU
.Hommage poète d’Outremer : Guy Tirolien(Guadeloupe) par Samuel LEGITIMUS (président du collectif James Baldwin),
.Présentation de poètes d’Outremer : Serge Coquillas (Guadeloupe) par Jenny HYPPOCRATE et Joël Girard (Guadeloupe) par Ferdy AJAX
.Hommage à l’acteur Robert Liensol par Jean-Baptiste TIEMELE (extrait du film Soleil ô de Med Hondo)
.Portrait filmé de femme d’Outremer: Maggy de Coster (poétesse haïtienne) par Valério TRUFFA (Italien)
.Court-métrage de femme : Kabamba par Nolda Di Massamba (RDC)
Lieu : dans un loft (porte verte)
6, impasse Popincourt
(Niveau 34-36 rue Popincourt)
75 011 Paris
M° Voltaire
Tel : 06 10 01 95 25
Dimanche 20 mars
A partir de 15 heures
(Salle imaginaire Edouard Glissant / Robert Liensol, ils sont partis cette année)*
Lectures, débats, projections, coktail dinatoire, et animations artistiques et culturelles
Jean-Baptiste TIEMELE (Côte d’Ivoire), Iverlene DIALLO (Barbade),
Habib OSMANI (Algérie), Pascale RABESSANDRATANA(Madagascar), Romuald CHERY (Martinique), Marie-Loup CHENET(Haïti), Fredy JAOFERA(Madagascar), Evelyne PELERIN NGO MAA( Cameroun ), Solal VALENTIN (Martinique), Deva KOUMARANE(Inde), Lima FABIEN(Guyano-martiniquaise), Nana Youla YANSANE(franco-malienne), Aimé N’ TSINGANA (Congo), Enide DARIUS-GORDIEN (Guadeloupe), Anne OGOR
.Hommage poète d’Outremer : Aimé Césaire par Evelyne PELERIN NGO MAA
.Musique : Sophie VASTER et René BELAICH
.Présentation de livre : Ce voyage je devais le faire de et par Jean-Baptiste TIEMELE (éd Klamba)
.Communication : Rabîndranâth Tagore (1861-1941)-Prix Nobel de littérature Par Deva KOUMARANE
.Présentation de poète d’outremer : Romuald Chery
.Présentation association sur la Drépanocytose par Jenny HYPPOCRATE
.SCENE SLAM: Maître de cérémonie Aimé NOUMA
.Conte deMalvina accompagnée musicalementpar Lamine Kouyaté
.Portrait filmé de femme d’Outre-mer: Yasmina Ho You Fat (comédienne guyanaise) Par Valério TRUFFA(Italien)
.Court-métrage de femme : Rendez-vous Jo par Nolda Di Massamba (RDC)
Lieu : dans un loft (porte verte)
6, impasse Popincourt
(Niveau 34-36 rue Popincourt)
75 011 Paris
M° Voltaire
Tel : 06 10 01 95 25
Blog officiel du festival : www.neonegritude33.afrikblog.com
Site : www.palabresculturellesinternationales.com
28 février 2011
Interview Thierry Sinda
Rencontre avec Thierry Sinda,
le Président du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs
La 8e édition du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleursse tiendra à Paris du 17 au 20 mars 2011. Le thème est « Poètes des outremers d’ hier et d’aujourd’hui, hommage à René Maran ». Le festival à pour parrain le poète de la négritude Martial Sinda (premier poète de l’Afrique Equatoriale Française en 1955, Grand Prix littéraire de l’ AEF en 1956).Une quarantaine de poètes issus de l’ Afrique, de la Caraïbe de l’ Océan Indien et d’ ailleurs prendront part à ces 4 jours de rencontres poétiques. A cette occasion nous avons rencontré à Paris le poète et universitaire Thierry Sinda, lequel est le président fondateur du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs.
Pouvez-vous nous dire dans quelles circonstances a été créé le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs ?
Il y a huit ans les poètes d’aujourd’hui du monde noir ne se connaissaient guère. Lorsque, après des publications de poèmes en revue (depuis 1987), j’ai sorti, en 2003, mon drame poétique Voyage en Afrique à la recherche de mon moi enivré (édition Atlantica-Seguier), on m’a proposé d’être programmé dans une nouvelle librairie africaine (Anibwe pour ne pas la citer), j’ai tout de suite pensé qu’il serait plus intéressant de présenter plusieurs poètes. Avec quelques amis nous nous sommes mis à recenser les jeunes poètes du monde noir vivant à Paris. Cela n’a pas été facile. Une fois la liste réunie, nous sommes rentrés en contact avec chacun d’eux pour leur faire part de notre intention d’organiser une semaine de la poésie du monde noir à Paris. C’était à l’approche du Printemps national des Poètes. Nous avons donc tout naturellement baptisé notre événement le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs. J’ai bien insisté sur le mot « ailleurs » car je ne voulais aucunement me retrouver à la tête d’une manifestation culturelle sectaire. Dès la première mon frère d’Algérie Moa Abaïd, qui est à la fois metteur en scène acteur et multi-instrumentiste, s’est imposé comme le directeur artistique du festival.
Comment a été perçu la première édition du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs ?
Réunir en un même lieu plusieurs poètes du monde noir fut une première à Paris ! Selon les individus cela a suscité surprise, interrogation, méfiance, émerveillement… Notre parrain était alors le grand poète malgache de la négritude Jacques Rabémananjara (Grand prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre).Mon grand père malgache, car c’est ainsi que j’appelle Jacques Rabémananjara. Il était lui-même émerveillé par notre initiative que je lui présentais pour le convaincre d’être notre parrain. Non seulement, il a accepté, mais encore par le texte qu’il a écrit il a fait de moi son légataire testamentaire sur le plan littéraire. Le poète Jean-Joseph Rabéarivelo lui avait passé le flambeau avant de se suicider, flambeau qu’il a inscrit dans le combat du nationalisme malgache et de la négritude ; le mien, je l’ai inscrit tout naturellement dans le combat de la néo-négritude, mouvement littéraire dont le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs en est la défense et l’illustration. Je pense être le seul auquel il est écrit de sa main un an avant sa mort « Pour toute manifestation sur la promotion du monde noir, vous pouvez toujours me compter parmi les vôtres ! »
A la disparition de Jacques Rabémananjara après votre deuxième édition vous avez choisi comme parrain votre père.
Effectivement, j’avais un poète de la négritude-professeur honoraire à la Sorbonne sous la main, c’était pour moi le plus simple !
Pouvez-vous nous expliquer le concept de mouvement de néo-négritude que vous avez lancé?
Ce n’est pas un concept de marketing comme certains on pu le dire sans même venir à nos manifestations. En fait, lorsque l’on écoutait la plupart des poètes noirs qui s’exprimaient en déclamant leur poème ou en les lisant accompagné de balafon et de tam tam, il était évident que l’on assistait sur les bords de la Seine à un renouveau de la négritude que la plupart des chercheurs, critiques littéraires et écrivains africains ou spécialistes de l’Afrique avait enterré à tort. Certains parlaient de la « vielle négritude », comme si on pouvait parler du vieux romantisme ! De toute évidence, il y avait de la part de ses penseurs de l’instantané la volonté de gommer ce mouvement qui a largement contesté la colonisation. Nous avons donc montré à tous ces gens qu’il y avait une négritude historique et une néo-négritude. Il y a néo-négritude parce qu’il y a néo-colonialisme. Chez la plupart des poètes de la néo-négritude parisienne on retrouve les mêmes thèmes : devoir de mémoire vis-à-vis des drames historiques du monde noir (traite négrière, esclavage), devoir de mémoire vis-à-vis des grandes figures du monde noir, dénonciation du racisme actuel, solidarité avec tous les opprimé de la terre. En fait, comme je l’ai défini dans ma thèse de doctorat : la négritude est « la revalorisation culturelle du monde noir dans les lettres française à l’époque coloniale ». La néo-négritude est « la revalorisation du monde noir à une époque néo ou post coloniale ». Aujourd’hui c’est un concept qui a fait le tour du monde !
En fait, vous avez structurez et théorisé ce qui était dans l’air du temps ?
Oui, grâce à ce mouvement d’ensemble beaucoup de gens ont affirmé leur identité et se sont épanouis tant sur le plan personnel que sur le plan littéraire. Je peux dire qu’après le premier printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs de 2004, plus rien n’était comme avant dans la poésie nègre des franciliens et d’ Ailleurs. En 2006, nous avons eu une page dans libération. Le titre de l’article devait être : la poésie s’engage en néo-négritude. C’était pendant l’année Senghor.
Vous rendez toujours hommage à des poètes quels sont ceux que vous avez célébrés ?
C’est la fonction même de la néo-négritude de célébrer les résistants noirs qui nous ont précédé et de léguer le message au plus jeunes qui arrivent ! En 2004, nous avons fait tout naturellement un hommage à notre parrain Jacques Rabémananjara à l’époque il était un peu laissé de côté par le circuit des manifestations littéraires francophones. En 2005, nous avons célébrer les 50 ans du recueil de poèmes Premier chant du départde Martial Sinda publié jadis par les éditions Seghers (un classique qui tarde à être réédité). En 2006, nous avons rendu un hommage à Senghor et aux poètes de son Anthologie nègre et malgache, et à Annette Mbaye d’Erneville (la première africaine poétesse des lettres françaises). En 2007, nous avons rendu hommage à Joseph Zobel, un romancier à succès mais un poète méconnu. En 2008, nous avons commémoré le centenaire de l’actrice Darling Légitimus qui a su porter les mots pour donner une forme aux choses et nous avons aussi célébré les 60 ans de l’Anthologie nègre et malgache de Senghor. En 2009, nous avons célébrer les 70 ans du Cahier d’un retourau pays natald’Aimé Césaire, et dédié notre soirée de clôture à Alioune Diop, le fondateur des Editions Présence africaine. En 2010, nous avons rendu un hommage aux poètes pionniers des indépendances africaines et malgache. C’était l’année des indépendances africaines. Je pense très sincèrement que l’on a contribué à remettre aux goûts du jour la négritude grâce à de puissants relais médiatiques tels que RFI, Africa n 1, Amina, TV5, France O, LC2 sans compter l’apport des nouvelles technologies auxquels sont connectés également tous les médias indépendants de proximité. J’invite d’ ailleurs vos lecteurs à découvrir tous nos poètes sur notre blog.
La dernière édition a pour thème : « Poètes des outremers d’ hier et d’aujourd’hui : hommage à René Maran », pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
En fait, cette année, en France, est l’année des outremers, nous l’avons tout simplement traduite sur le plan littéraire et poétique. En ce qui concerne René Maran, c’est le premier noir qui à arracher le très prestigieux prix Goncourt en 1921.Si vous faite le calcul, cela fait 90 ans .Nous voulons donc commémorer cette importante date littéraire, historique voire politique, et ce d’ autant plus qu’avec son roman primé Batouala, véritable roman nègre,il devient le père de toute la littérature négro-africaine de l’époque coloniale qu’il convient d’appeler négritude.
Vous voulez vous associer à l’Association des Amis de René Maranque dirige votre père, Martial Sinda, pour que René Maran soit réhabilité et honoré par la ville dans laquelle il a passé de longues années et où, il est même enterré je crois. Pouvez –vous nous dire en quelques mots l’action que vous allez mener ?
En effet, il est enterré à Paris au cimetière du Montparnasse. Dans le même cimetière est enterré mon frère Joël, et c’est ma mère, qui depuis 1992, nettoie et fleurit régulièrement ces deux tombes ! Il est plus que grandement temps que René Maran qui fut à la fois un grand serviteur de la France outremer et de la langue française soit honoré par Paris qui est une ville culturelle et cosmopolite. En cette année de l’outremer, nous demanderons à l’autorité de la ville de Paris qu’une plaque commémorative soit apposée sur le mur de sa dernière demeure .Nous demanderons également qu’une rue lui soit attribuée. Nous ferons la même demande à la mairie de Bordeaux où il a étudié voire à la mairie de Toulouse où il a collaboré régulièrement à la dépêche de Toulouse, après sa dénonciation des excès coloniaux qui lui ont coûté son poste d’administrateur de colonie en Oubangui Chari.
Propos recueillis par Tikishia-Thérèse Digbeu
A Paraître dans Le Nouvel Afriqu’ Essor mars –avril 2011
18 décembre 2010
concours sur internet
Les Trophées Musique des Palabres Culturelles internationales
Sammy Ratafanahy, le roi du reggae malgache
Les Palabres Culturelles Internationales, dirigée par Thierry Sinda, organise un concours à participation minimale sur internet intitulé les Trophées Musique des palabres Culturelles Internationales."Par un vote solidaire les internautes du monde entier seront les découvreurs des nouveaux son world de demain et donneront un coup de pouce, lequel permettra de faire la promotion des lauréats talentueux d' un pays en développement, en l' occurrence Madagascar pour la première édition" nous explique Thierry sinda.Il poursuit:" si Madagascar regorge de talents, comme en témoigne notre site web, rendant compte à travers une série de vidéos tant du patrimoine musical moderne (Mahaléo, JaojobyJaojoby, Eric Manna, Henri RatzimbazafyRatzimbazafy, Rossy, et bien sûr Les Surfs) que de musique s traditionnelles (Ny malagasy Orkestra, le groupe Tanga) et de jeunes talents (Jarifa, Sammy RatafanahyRatafanahy, Batouly, Mamy Gotso ...) sa musique à quelques exceptions près, souffre d' une déficience de reconnaissance à l' étranger."
Quand on connaît le lien entre culture et développement, on sait combien il est important de développer des industries culturelles qui permettent à des talents artistiques d' éclore tout en créant des emplois.Au Sénégal, par exemple, le célèbre chanteur Yousou Ndour non seulement a monté un studio d' enregistrement qui n' a rien à envier aux studios occidentaux, mais encore il a créé un groupe de presse.
C' est fort de ces constats et en vertu de leur statut de citoyen du monde que les membres des Palabres Culturelles internationales mettent en place ce concours sur internet dans le cadre de la rencontre internationale de jeunes et d' artistes qu' ils organaisent en juillet 2011 à Tananarive et Majunga.
Les fonds levés serviront à la promotion des lauréats dans les trois catégories: meilleur chanteur, meilleure chanteuse et meilleur groupe. Ce concours, qui se veut pérenne, se greffera à l' événement Palabres Culturelles Internationales qui devrait s' organiser tous les deux ans dans un pays donné. Les lauréats seront proclamés à Tananarive lors des la soirée de clôture de l' événement.
SITE: www.palabresculturellesinternationales.com
18 novembre 2010
cinquantenaire du Congo
Martial SINDA , Président de l’ UDDIA raconte Youlou
Sur « youtube.com »
Le cinquantenaire de l' indépendance du Congo est matière à réflexion à la fois sur le passé et le futur de notre pays. A la demande des amis , adhérents et sympathisants de l' Union Pour La Défense des Intérêts Africains (en sigle UDDIA), Martial Sinda, Président de l' UDDIA, et professeur émérite en histoire contemporaine à la Sorbonne, a enregistré une série de trois vidéo contant l' ascension difficile de l' abbé Fulbert Youlou à la magistrature suprême d' un pays nouvellement indépendant.
Matial Sinda, membre fondateur de l’UDDIA, et historien, a tenu à rendre compte, sans esprit partisan, de l’itinéraire du Père de la Nation congolaise, de façon à léguer aux jeunes générations et aux historiens futurs, une tranche majeure de notre histoire ; laquelle, après avoir été occultée, peine à être restituée dans son authenticité. Les entretiens du dépositaire de l’œuvre de Youlou sont visibles sur le site de vidéos « youtube.com » recherchez : « Martial Sinda ».
In La Semaine Africaine du 2 octobre 2010























