26 mai 2008
Séjour solidaire à Abidjan
Dans le cadre du festival humanitaire "Akwaba Festival" organisé par l' AFAAEL("Association des Femmes et des Amis d' Afrique en Eure et Loir")les 13 et 14 juin à Abidjan (dans la commune de Yopougon)en vue de lutter contre le sida et la pauvreté , le "Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs " qui soutient l' événement met en place des séjours d' une semaine à Abidjan (billet d' avion et hôtel compris) à des prix préférentiels(premiers prix aux alentours de 8OO euros).L' objectif est à la fois de soutenir cette noble initiative pour la renaissance africaine, tout en assistant à deux jours de concert humanitaire avec des vedettes ivoiriennes et de la diaspora,et en découvrant les beautés et les richesses de la quotidienneté et du patrimoine ivoirien.
A l' issue de la manifestation les travaux pour la construction d' un complexe médical à Zanzansou débuteront.
Contact akwabafestival@yahoo.fr
06 10 01 95 25
14 mars 2008
5e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs
le comité d' organisation du Printemps des poètes des Afriques et d' Ailleurs remercie grandement le restaurant la tontine d' or (27, rue Jean-Pierre Timbaud M°Oberkampf) pour le monumental cocktail dînatoire qu'ils nous ont offert le jeudi 13 mars à la Société des poètes français.
Le festival tire à sa fin ,venez nombreux samedi 15 mars à 15h dans un loft sis 6, impasse Popincourt,Paris 11e (niveau 34-36 rue Popincourt) M° Voltaire.Nous fonctionnerons comme une auberge espagnole, c'est à dire que chacun de vous pourra contribuer à constituer ce qui fera l' honneur de notre palais pour le 5e anniversaire du festival(voir programme).
La 5e édition du Printemps des poètes des Afriques et d' Ailleurs est une réussite tant dans la qualité que dans la diversité et la fréquentation(près de 500 entrées).Nous remercions tous nos partenaires et tous nos amis poètes, acteurs , musiciens et spectateurs pour avoir contribué efficacement au rayonnement de notre festival.
Venez nombreux pour les 2 derniers jours!!!
28 février 2008
5e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs
Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la commémoration du centenaire de Darling Légitimus du vendredi 7 mars n' aura pas lieu au club millénium comme annoncé mais au restaurant la fontaine de miel.L' heure reste inchangée.Merci.
15 février 2008
5e Printemps des Poètes des Afriques et d'Ailleurs
5e PRINTEMPS DES POETES DES AFRIQUES ET D’ AILLEURS
DU 2 au 16 mars 2008
« Eloge de l’ Autre : poésie du Sud et images du Nord »
Les bourgeons néo-nègres sont de retour, et pour la cinquième année consécutive les fleurs néo-nègres fleurissent bellement en plein cœur d’un Paris habillé aux couleurs du monde. Les jeunes pousses les plus prometteuses sont devenues de jeunes arbres aux fruits coruscants. Rien de solide ne se fait dans la précipitation. Il faut, en effet, composer avec le temps notre plus grand ami et notre plus grand ennemi. Lamartine l’avait parfaitement compris tel qu’ en témoigne son célèbre distique : « Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours », qui, demandait l’impossible accessible aux seuls poètes…
La 5e édition de notre festival, conçu avec des bouts de ficelles, mais avec tant de passion, énormément de volonté et un doigté ferme de méthode, apparaît inévitablement comme une date anniversaire.
Nous, Poètes des Afriques et d’ Ailleurs, célèbrerons cet anniversaire, poétiquement, à la mode de chez nous, et notre plus beau cadeau sera la parturition, tant attendue, de notre bébé commun : l’Anthologie Poèmes d’ Amour des Afriques et d’ Ailleurs. Cet ouvrage permettra de fixer notre néo-négritude parisienne dans un volume commun de qualité que nous léguons à l’ Avenir, le cousin( le frère, dirons-nous, dans le monde noir) de la Postérité.
La préface éclairante de notre anthologie-manifeste est le fait de notre premier parrain Jacques Rabémananjara (poète de la négritude des années 40 et Grand Prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre). Elle s’intitule éloquemment : "Néo-négritude ou les nouveaux chevaliers de la poésie du monde noir". Celle-ci est précédée d’une longue introduction rédigée par nos soins et que nous avons intitulée : "Tels Phénix et Eros noirs dans une nuit blanche". Ces deux textes inédits seront, sinon les premières clefs significatives de la néo-négritude parisienne du XXIe Siècle, du moins une photographie en cinémascope du mouvement de la néo-négritude parisienne.
Dans l’attente patiente de la parution imminente de notre florilège des Afriques et d’ Ailleurs, nous célèbrerons, comme il se doit, les 60 ans de l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache conçue par Léopold Sédar Senghor, et auréolée par le plus que fameux Orphée noir de Jean-Paul Sartre. Cette anthologie fut en 1948 un manifeste de la négritude, laquelle est née sur les bords de la Seine, avec le monumental livre Batouala, véritable roman nègre du Guyanais René Maran (Premier prix Goncourt noir en 1921). Fait notable, l’année 1921 voit reçu au grade de docteur en droit le premier africain noir et francophone en la personne de Lamine Gueye. Ce dernier sera en 1925 le premier maire noir de la ville de Saint Louis, ville sénégalaise par excellence de la traite négrière, laquelle est hautement symbolisée, de nos jours, par les vestiges de l’île de Gorée, grâce à la volonté du Président Senghor, qui s’ était heurté ,dans son action de classer Gorée au rang de patrimoine de l’ humanité(unesco), à la désapprobation du gouvernement cap-verdien de l’ époque.
Bien évidemment, nous commémorerons le 160e anniversaire de l’abolition définitive de l’esclavage triangulaire des nègres. Ce commerce infâme posa les bases d’une tragédie fondatrice de nouvelles identités nègres et métissées. Cette histoire commune dont certains peuples portent jusqu’ à ce jour les stigmates, nous nous devons de l’assumer sereinement , car elle est une partie saillante de notre héritage.
Le génie des poètes de la négritude, comme Damas, Césaire et Martial Sinda, est d’avoir à l’époque coloniale, fait de belles pièces d’art avec ces morceaux de mémoire souillée par le sang. Ces chefs-d’œuvre nous nous devons de les mettre dans nos musées de la néo-négritude.
Même si nous n’ avons pas de poète invité d’ honneur pour cette cinquième édition parrainée par le poète de la négritude Martial Sinda (Premier poète de l’ Afrique Equatoriale Française en 1955 et Grand Prix Littéraire de l’ AEF en 1956), nous célèbrerons le centenaire de la naissance de la comédienne martiniquaise Darling Légitimus, née Mathilde Paruta et devenue Madame Légitimus par les liens du mariage.
En France, Darling Légitimus fut une des pionnières des comédiennes noires d’ expression française du XXe siècle. C’est au début du 20e siècle, où il n’ y avait, en France, guère de rôle pour les artistes noirs, que Darling Légitimus choisit d’ embrasser la carrière aventureuse de la danse et de l’actorat. Grâce au célèbre affichiste Paul Colin, dont elle croisa un jour la route, elle prit part à la fantastique Revue Nègre de 1925, où s’illustraient entre autres Joséphine Baker et Sidney Bechet. Darling Légitimus co-fonda le premier théâtre noir de France, l’année où elle eut son premier rôle au cinéma, à savoir en 1933 ! Son dernier film fut le fameux Rue cases-nègres de Euzhan Palcy en 1983 (d’après le roman éponyme de Joseph Zobel). Ce film totalisa un million d’entrées payantes en France métropolitaine. Elle fut aussi l’égérie du sculpteur Paul Belmondo et du peintre Pablo Picasso.
Dans ces temps d’amnésie orchestrée, nous considérons qu’ il est de notre devoir de rendre hommage non seulement aux poètes du monde noir d’antan, mais aussi aux acteurs du monde noir d’antan qui ont porté et donné forme à une poésie noire voire à une culture noire par le biais de la représentation.
Par souci permanent de dialogue et d’enracinement dans l’ ouverture, non seulement, nous nous agrégeons au thème du 10e « Printemps national des poètes », à savoir éloge de l’ Autre (tout en y apportant notre touche néo-nègre : poésie du Sud et images du Nord), mais surtout nous amorçons une collaboration avec d’autres associations dont la Société des Poètes français co- fondée en 1902 par le Parisien Sully Prudhomme (membre de l’ Académie française et Prix Nobel), par le Réunionnais Léon Dierx (élu Prince des poètes à la mort de Mallarmé) et par le Cubain José Maria de Heredia (naturalisé et membre de l’ Académie française).
Notre festival sera illuminé par la participation de la première vedette du cinéma africain, Thérèse Mbissine Diop, l’ héroïne de La noire de (le premier long métrage africain) et l’égérie de feu Ousmane Sembène, l’un des pionniers du cinéma d’Afrique noire francophone.
Et maintenant, chantez Poètes des Afriques et d’ Ailleurs, sans cesse, sans cesse, chantez !
Le Président Thierry Sinda,
COMITE D’ ORGANISATION
Président : Thierry SINDA
Professeur de Lettres, poète, délégué général chargé de la francophonie de la Société des Poètes français , critique de cinéma au magazine Amina et auteur d’ une thèse de doctorat sur la négritude. Il a publié un drame poétique Voyage en Afrique à la recherche de mon moi enivré aux éditions Atlantica-Séguier(www.atlantica.fr).
Directeur artistique : Moa ABAÏD (acteur, metteur en scène et arthérapeute)
Contact : poetesdesafriques@voila.fr
Portable :06 10 01 95 25
Blog officiel : neonegritude33.afrikblog.com
PARTENAIRES :
Printemps des poètes, Université de la Sorbonne-Nouvelle, Société des Poètes français, Restaurant La Fontaine de miel, Metropolitan Artistic Connection, Vibraction hip hop, Les mots en partage, L’Agence de la Promotion des Cultures et du Voyage, Radio Fréquence Paris Pluriel (Echo du Capricorne et Tam-tam magazine ), africultures.com, sangonet.com, CMAI DOM-TOM, les magazines Amina, Echo du Mali et Francophonie actualités, et Giselle Deloumeaux (enseignante).
Programme du 2 au 16 mars 2007.
A CACHAN
Dimanche 2 mars
. 15h : Marché poétique malgache des Afriques et d’ Ailleurs
Ouverture du festival en collaboration avec l’association malgache Les amis des Echos du Capricorne présidée par Claudie Benoit (parloir poétique, atelier d’ écriture, débats, dîner, artisanat…) .
Lieu : Mairie de Cachan - Rue Camille Desmoulin
A PARIS
Lundi 3 mars
.19h30 -23h :Lecture-dédicace avec Ozùa TAYORO(Côte d’ Ivoire), Romuald CHERY(Martinique), HOURIA(Malgacho-Comorienne), Nadia GUERBAS(Algérie) et M’boka KIESE (Congo).
Musicien : Ben NODJI(Comores)
.Conférence : Présentation de l’ anthologie féminine de la poésie camerounaise Bouquet de cendre par Evelyne PELERIN NGO MAA (poétesse et metteur en scène).
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel
94, rue Quincampoix 75003 Paris (M° Rambuteau)
Tel : 01 42 72 54 94(Plat à partir de 12 €)
Mardi 4 mars
.19h30-23h :Soirée « Slam-Poésie-Hip hop »+ scène ouverte : Maîtresse de cérémonie : Sadia LBAZ (Vibraction hip hop) avec Saphira SAYAT, Mr NOV,MASSA, Mo’GUEYE, Bryan GOMBA, Jes-WIX et MOOGLI, RAJAA et SOANA, MEGGY, MANUELA, AWLION et JAMIL, ELISE ,RYDA et ERAZ. En partenariat avec Street Talents Production
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel (Paris 3e).
Mercredi 5 mars
.19h30-23h : Lecture-dédicace avec Habib OSMANI(Beur), ROMA(Martinique), Francine RANAIVO(Madagascar), Henri PEMOT (Congo), Marie-France DANAHO(Guyane).
Musicien : SHOMING(RDC).
Conférence : l’ Eloge à travers la langue de l’ Autre (amours mixtes) par Fatima Chbibane-Bennaçar (professeur de Lettres)
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel (Paris 3e)
Vendredi 7 mars
.19h30-23h :Lecture-dédicace avec Ozùa TAYORO (Côte d’ Ivoire), Habib OSMANI(Beur),Marie-France DANAHO(Guyane), Anne-Chantal BERGER (France), Fatima CHBIBANE-Bennaçar(Maroc), ROMA(Martinique).
Musicien : Ben NODJI(Comores)
Conférence : Commémoration du centenaire de Darling Légitimus par Samuel LEGITIMUS( acteur, metteur en scène et Président du collectif James Baldwin de Paris)et Diana PARUTA .
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel (Paris 3e)
Samedi 8 mars
.19h30-23h : Lecture-dédicace avec Romuald CHERY(Martinique), Evelyne PELERIN NGO MAA(Cameroun), M’boka KIESE (Congo) et Elimane KANE(Sénégal).
Musicien : SHOMING (RDC).
Conférence :Hommage au 60 ans de l’ Anthologie nègre et malgache de L.S. Senghor par Thierry SINDA
Lectures illustratives des acteurs Thérèse MBISSINE DIOP(Sénégal), Moa ABAÏD (Algérie)et Ozùa TAYORO(Côte d’ Ivoire).
Lieu : Société des Poètes français
16, rue Monsieur le Prince 75006 PARIS (RER Luxembourg ou M° Odéon)
Tel : 01 40 46 99 82
Dimanche 9 mars
.A partir de 15h précises : Lecture de poèmes
Régine MAZION(France),Fredy JAOFERA(Madagascar),Iverlene DIALLO(Barbade), Rénaldo GUERRIERO (France), Claude PLACIENIAK (France), Alain Alfred MOUTAPAM (Cameroun), BOUDJI(Algérie),Sophie CERCEAU(Brésilo-béninoise),Eric SAURAY(Haïti),NANA Youla YANSANE(Franco-guinéenne),N’ DONGO MBAYE (Sénégal), Marie-Lou CHENET (Haïti), Théodia TEODORO (Portugal), Victor BISSENGUE (Centrafrique), Deva KOUMARANE (Inde),Mahieddine BENTIR(Algérie), Anne-Chantal BERGER(France),Giovanni Michel DEL FRANCO(France),Chiquita Quamba OHIN (Ghanao-togolaise), Nadia GUERBAS(Algérie), Jaimé GALDOS (Pérou),Houda ZERKI (Maroc)Maïmouna KONATE(Sénégal), ANTSIVA(Madagascar), Jean-Baptiste ADJIBI(Bénin).
Musicien : Partageons nos différences (Benoit ROQUE et Lamine KOUYATE).
Conférence : Les plantes médicinales et leurs secrets par Katherine GRANGIER(Santé Terre et Société). Journée en partenariat avec l’Agence de promotion des cultures et du voyage.
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel (Paris 3e).
Lundi 10mars
.17h-19h : Intervention à l’ université de la Sorbonne-Nouvelle dans le séminaire de DEA du Professeur Jean Bessière.
Conférence : «L’ Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de L.S.Senghor ,préfacée par J.P. Sartre, peut-elle être considérée comme un manifeste de la négritude ? » par Thierry SINDA
Lectures illustratives par les acteurs : Moa ABAÏD, Ariane SELASSIE et Ozùa TAYORO.
Lieu : Université de Paris III(site Sorbonne)département de littérature générale et comparée(2e étage)
17, rue de la Sorbonne 75005 Paris (M° Saint-Michel ou Luxembourg)
.19h30-23h : Lecture-dédicace avec Nadia GUERBAS(Algérie), Henri KALALOBE (Cameroun), Cécile –Ivelyse DIAMONEKA(Congo), Ozùa TAYORO(Côte d’ Ivoire),M’boka KIESE(Congo).
Musicien : Ben NODJI(Comores)
Conférence : L’ échappée de l’ entre deux(Europe –Maghreb) par Fatiha KAÏD(doctorante en littérature)
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel (Paris 3e)
Mardi 11 mars
.19h 30-23h : Lecture-dédicace avec ANTSIVA(Madagascar), Afonsina Ngau Domingras alias ALPHA(Angola)pour une chorégraphie poétique, N’ dongo MBAYE(Sénégal), Myriam MONTOYA(Colombienne),EFUKA- LONTANGE(RDC).
Musicien : SHOMING(RDC).
Conférence : De James Baldwin à Barack Obama :état des lieux d’ une conscience noire par Samuel LEGITIMUS(Président du collectif James Baldwin de Paris).
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel (Paris 3e).
Mercredi 12 mars
.19h 30-23H : Lecture-dédicace avec Théodia TEODORO(Portugal),Seydou BEYE(Sénégal),Fatima Chbibane-Bennaçar (Maroc), Elimane KANE (Sénégal),Omoleï PONS-DOLO(franco-malienne).
Musicien : Ben NODJI(Comores)
Conférence : Senghor et l’ éloge de la normandité par Evelyne PELERIN NGO MAA (poétesse et metteur en scène).
Lieu : Restaurant La Fontaine de miel (Paris 3e).
Jeudi 13 mars
.19h30-23h :Lecture-dédicace avec Habib OSMANI(Beur),ANTSIVA(Madagascar),
Sébastien MATINGOU(Congo), Francine RANAIVO(Madagascar), Thierry SINDA(Congo)
Musicien : Ben NODJI(Comores).
Conférences : -La route de l’ esclavage à travers le monument du Panthéon par Kambu-
LUSALA(guide touristique).
-Commémoration du 170e anniversaire du poète réunionnais Léon Dierx
par Deva KOUMARANE(enseignant).
Lieu : La Société des Poètes français (Paris 6e). Cocktail offert sur place par le restaurant «la Tontine d’Or» (27 Rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème - tél. 01 47 00 51 02 - M° Oberkampf)
Samedi 15 mars
Le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs fête ses 5 ans ! ! !
. A partir de 15h précises : Scène ouverte. Rencontre du milieu associatif : L’ Alliance Internationale des Femmes de France et de Madagascar(Francine RANAIVO), Claude PLACIENIAK(écoutes téléphoniques), Clarisse JOSEPH-ANGELIQUE (phytothérapie) Prestation scénique : Les Ploubell’ girls (spectacle de clouwnettes). Cocktail
Lieu : dans un loft (porte verte)
6, impasse Popincourt Paris 11e (niveau 34 -36 rue Popincourt) M° Voltaire
Dimanche 16 mars
Clôture à la Coupole en partenariat avec Les mots en partage
. 17h : Lecture poétique : Poétesse invitée Laura Minneli + scène ouverte
Dîner de clôture
Adresse : 102, boulevard du Montparnasse Paris 14e (M° Vavin)
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08 mars 2007
4ème édition du Printemps des Poètes des Afriques et d'ailleurs
4ème PRINTEMPS DES POÈTES DES AFRIQUES ET D’AILLEURS
Du 4 au 17 mars, « Poèmes d’amour des Afriques et d’Ailleurs »
Pour la quatrième année consécutive notre bien heureuse et inédite aventure poétique continue, et ce, de plus belle ! La dynamique néo-négritudienne est lancée en plein cœur de Paris, et rien ne pourra, désormais, véritablement l’arrêter. Certains, et non des moindres, érigent déjà notre initiative en institution. En ce qui nous concerne, nous constatons avec grand bonheur que les objectifs fixés par notre premier parrain, Jacques Rabémananjara (Grand Prix de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre) sont d’ores et déjà, bellement atteints !.
En effet, maintenant les poètes des Afriques et d’ Ailleurs de la région parisienne, et même au-delà, se connaissent, enfin, entre eux. Comme dans toutes rencontres humaines les mouvements naturels de sympathie et d’antipathie ont prédestiné à la formation de groupes parfois claniques. Ceux-ci sont , bien souvent, à leur manière, tout au long de l’ année, des apôtres de la néo-négritude conscients,ou bien qui s’ignorent ,comme jadis Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Néanmoins, ce qui doit toujours primer est, avant tout autre chose, la qualité des poèmes qui portent notre engagement de jeunes noirs et métissés vivant pleinement à Paris, mais fort conscients de leur histoire et de leur condition de « minorité visible » (pour utiliser ce groupe de mots en vogue qui nous vient de nos cousins du Canada). Le deuxième objectif fixé par Jacques Rabémananjara est, aussi atteint. En effet, grâce à notre actuel parrain, Matial Sinda, nous présentons notre poésie et notre réflexion néo-nègres, à des étudiants de troisième cycle à la Sorbonne, pour la troisième année consécutive. Nous en savons gré au Professeur Jean Bessière. Nous constatons, par ailleurs, que le professeur émérite à la Sorbonne Jacques Chevrier a réactualisé son ouvrage « Nouvelle anthologie africaine-La poésie » (Editions Hatier International) en y faisant entrer trois poètes ayant pris part au festival (Elimane Kane, Léopold Kongo Mbemba et moi-même) parmi ceux qu’ il a métaphoriquement nommés les neuf nouvelles pépites de la poésie africaine. Néanmoins, nous déplorons le fait que les études africaines soient , encore en France, à la différence des Etats-Unis D’ Amérique, le parent pauvre des universités. L'Année Senghor Internationale Francophone décrétée par L’OIF à la demande de la France (Voir mon article dans le journal « La croix » en date du vendre 16 juin 2006) a contribué à panthéonifier vivant son « plus- que frère » , le poète révolté de la négritude Aimé Césaire. Ce dernier en vieux sage nègre de France adoube les candidats à la magistrature suprême de son pays. Nous ne sommes plus dans la tragédie du Roi Christophe, mais dans la gloire du Roi Christophe .Autrement dit, Toussaint Louverture est debout, et avec lui tous les nègres de France et de Navarre. Qu’en aurait pensé René Maran, l’inventeur de la négritude littéraire en francophonie, s’ il sortait de sa tombe (sise au Cimetière Montparnasse), lui qui voulait être en France « un homme pareil aux autres ».
La 4e édition du Printemps des poètes des Afriques et d’Ailleurs est parrainée par le poète de la négritude Martial Sinda (Premier poète de l'Afrique Équatoriale Française et ancien professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne).
Nous n’ avons pas cette année d’ invité d’honneur vivant, néanmoins, nous rendrons un vibrant hommage à l’écrivain et poète martiniquais Joseph Zobel qui a rejoint le monde des ancêtres l’année dernière. En 1942, il publia le roman « Diabl’-la » (le diable). Cet ouvrage s’inscrit dans la lignée de « Batouala , véritable roman nègre » de René Maran. Dès sa parution « Diabl’-la » fut interdit outremer par l’Amiral Robert. Avec cette œuvre Joseph Zobel appartient pleinement aux auteurs révoltés de la négritude de la génération des années 40.
Nous commémorerons, également, le 20e anniversaire de la mort de l’écrivain et poète noir américain James Baldwin.
Le 4e Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs s’offrira une escapade poétique marseillaise grâce au concours précieux du théâtre Afriki Djigui Théatri géré par l’actrice ivoirienne Naky Sy Savané.
Dans le souci de nous agréger à la 9e édition du « Printemps national des poètes », le thème 2007 de notre festival est : « Poèmes d’ amour des Afriques et d’Ailleurs ». « Poèmes d’amour des Afriques et d’Ailleurs » est également le titre de notre anthologie qui paraîtra dans le courant de l’année. Et maintenant, chantez poètes de la néo-négritude, sans cesse, sans cesse, chantez !
Le Président,Thierry Sinda
COMITÉ D’ORGANISATION
Président : Thierry SINDA - Professeur de lettres, poète, critique de cinéma au magazine « Amina » et auteur d’une thèse de doctorat sur la négritude. Il a publié un drame poétique « Voyage en Afrique à la recherche de mon moi enivré » aux Editions Atlantica-Seguier (www.atlantica.fr).
Directeur artistique : Moa ABAÏD (acteur, metteur en scène et arthérapeute)
Contact : poetesdesafriques@voila.fr - Portable : O6 10 01 95 25 - Programme détaillé sur le site http://www.africultures.com
PARTENAIRES : Printemps des poètes, Université de
PROGRAMME du 4 au 17 mars 2007
À Cachan
Dimanche 4 mars 2007 : Marché poétique malgache des Afriques et d’Ailleurs
15h : Accueil - Stands librairie, artisanat et instruments de musique - 15h - 16h : Animations tous publics - Initiation à la poésie pour les enfants à partir de 7 ans par Thierry Sinda avec en parallèle un atelier de traduction de hainteny pour adultes par Muriel (support Fx-Maha) - 16h - 16h30 : Goûter des enfants - 16h30 - 18h : Parloir libre des poètes et présentation des ateliers - À partir de 18h30 : Repas
20h-22h : Nuit de la poésie malgache, des Afriques et d’Ailleurs - Parloir poétique libre : thème poème d’amour - Déclamations de poèmes avec intermèdes musicaux -Table ronde : « les Hainteny, les poèmes d’amour de la négritude et le slam » animée par Claudie Benoit, Claudia et Thierry Sinda.
Lieu : Salle du Patio, Mairie de Cachan - Rue Camille Desmoulins - 94230 Cachan
À Paris
Lundi 5 mars : 17h - 19h : Intervention à l’Université de
Conférence « L’amour chez les poètes révoltés de la négritude » par Thierry SINDA - Lectures illustratives des acteurs Moa ABAÏD et Mata GABIN.
Lieu : Université de Paris III (site Sorbonne) salle Bourjac - 17, rue de
Mardi 6 Mars : 19h30 - 23h « Soirée Hip Hop Poésie » : Guy KONKET, Lamine KOUYATE, Les Associés Artistes Français, One Euro Man, G B et ERAZE.
Lieu : Restaurant Lenouvô Cosmos - 5, rue Lassus - 75019 Paris (M° Jourdain) - Tel :01 40 40 07 25
Mercredi 7 mars : 15h - 18h : Hommage à Joseph Zobel , écrivain de la négritude de la génération des années 40 avec Moa ABÏD ,Mata GABIN , SHOMING et Thierry SINDA
Lieu : Université de Paris III (site Sorbonne) - Salle Bourjac (près de la présidence de Paris III)
19h30 - 23h : Lectures-dédicaces avec Ferdy AJAX (Haïti), Nana Youla YANSANE (Franco-guinéenne), Samuel LEGITIMUS (Martiniquo-guadeloupéen), Mélanie AUGER (France), Victor BISSENGUE (Centrafrique), Sophie CERCEAU (Brésilo-béninoise), Mboka KIESE (Congo), Régine MAZION (France) , Houria (Madagascar) et Joyce OTO(Cameroun)
Lieu : Restaurant Lenouvô Cosmos (Paris 19e)
Jeudi 8 Mars : 19h30 à 23h : Lecture-dédicace avec Afonsina Ngau Domingras alias ALPHA (Angola) pour une chorégraphie poétique, Henri KALA LOBE (Cameroun), Seydou BEYE (Sénégal), Laurence JULIEN (MARTINIQUE), Habib OSMANI (Beur) et Jean-Baptiste ADJIBI (Bénin) - Musicien : SHOMING (RDC)
Conférence « 20e anniversaire de la mort de James Baldwin » par Samuel LEGITIMUS (acteur, metteur en scène et président du collectif James Baldwin de Paris)
Lieu : L’Atelier Librairies - 2, bis rue jourdain - 75020 Paris (M° jourdain) - Tel : 01 43 58 00 26
Vendredi 9 Mars : 19h30 à 23h : Lecture-dédicace avec Mata GABIN (Martiniquo-Libérienne) lit les poèmes d’amour des Afriques et d’ Ailleurs, LASCONY(Congo), Marie-France ANAHO(Guyane),Giovanni Michel DEL FRANCO (France),Ana ROSSI(Brésil) et Romuald CHERY(Martinique).Musicien:Ben NODJI (Comores)
Conférence : « Le thème de l’amour chez les poètes révoltés de la négritude » par Thierry SINDA
Lieu : L’Atelier Librairies (Paris 20e )
Samedi 10 mars : 14h - 17h : Parloir poétique libre sur le thème de l’amour (Scène ouverte, 4 minutes par poète,slameur chansonnier…) - Invité d’honneur : Amadou GAYE (acteur et photographe)
Lieu : Théâtre du Lucernaire - 53, rue Notre Dame-des-Champs - 75006 Paris (M° Notre Dame-Des-Champs) - Tel : O1 45 44 57 37
19h30 - 23h : Lecture-dédicace avec Théodia TÉODORO (Portugal), ANTSIVA (Madagascar), Elimane KANE (Sénégal) , Francine RANAIVO (Madagascar) et Thierry SINDA (CONGO) - Musicien : Ben NODJI ( Comores )
Conférence : « Joâo Da Cruz e Souza, 1862 -1898, un poète nègre brésilien »par Ana ROSSI (Professeur de Lettres)
Lieu : l’Atelier Librairies (Paris 20e)
Dimanche 11 mars : À partir de 15h précises : Lécture de poèmes (inédits,publiés en revue ou sur carte postale) LASCONY et ses amis, hommage André Claude BIVOUA (journaliste congolais décédé et poète à découvrir), Alain Alfred MOUTAPAM(Cameroun), Osua TAYORO(Côte d’ Ivoire), Jaimé Galdos(Pérou), Omolëi PONS-DOLO (franco-malienne), Rénaldo GUERRERO(France),Diacko TANGE(Sénégal), Chiquita Quamba OHIN( Ghanao-togolaise), ROMA et RAS (Martinique), Iverlene Diallo Barbade), Deva KOUMARANE (Inde), Denise JAILLET (France), Evelyne PELERIN NGO MAA (Cameroun), Soritha DIN (Cambodjo-vietnamienne), Samuel LEGITIMUS lit James BALDWIN, Nadia GUERBAS (Algérie) et Adjati TOUSSAINT (Bénin).
Dîner de clôture : Plat à partir de 12 €
Lieu : Restaurant Lenouvô Cosmos (Paris 19e)
À Marseille
Jeudi 15 mars : 19h - 23h : Lecture-dédicace avec Mata GABIN (Martiniquo- Libérienne), Thierry SINDA(Congo) Moa ABAÏD (Algérie), Ana ROSSI ( Brésil) , Nana Youla YANSANE (Franco-guinéenne) - Rencontre avec les poètes
Lieu : Afriki Djigui Theatri - 27, rue d’ Anvers - 13004 Marseille - (M° 5 Avenues) - Tel : 04 91 08 49 39
Vendredi 16 mars : 19h - 22h : Hommage aux poètes de la négritude ( Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon Gontran Damas,Jacques Rabémananjara, Joseph Zobel, Jacques Roumain,Bernard Dadié, Martial Sinda, Paulin Joachim, Elongue Epanya Yondo, Birago Diop, Flavien Ranaivo, J-F Brière,Guy Tirolien et David Diop). Textes lus par Moa ABAïD, Thierry SINDA, Mata GABIN et Ana ROSSI.
Conférence - débat : « De la négritude à la néo-négritude » par Thierry Sinda
Lieu : Afriki Djigui Theatri (M° 5 Avenues)
Samedi 17 mars : 15h - 18h : Parloire poétique libre sur le thème de l’ amour ( chaque poète ,slameur, ou chansonnier lira , déclamera ou chantera pendant 4 minutes un poème sur l’ amour. Le parloir est ouvert à tous les poètes sans pré-inscription)
21h à 22h : Concert avec SHOMING, auteur, compositeur et interprète congolais (world music) - participation 10€
Lieu : Afriki Djigui Theatri (M° 5 Avenues)
la Sorbonne
75005 Paris (M° Saint Michel / Luxembourg)
la Sorbonne-Nouvelle
dans le séminaire de DEA du Professeur Jean Bessière
la Sorbonne Nouvelle
, Théâtre Lucernaire, l’Atelier Librairies, Restaurant Lenouvô Cosmos, Afriki Djigui Théatri, la radio « Fréquence Paris Pluriel » (« émission du Capricorne » et « Tam-Tam magazine »), Magazine « Francophonie actualités », la revue L'écho du Mali, le magazine « Amina », CMAI DOM-TOM, Metropolitan Artistic Connection et la société Neuilly Ntoumba Cleaning (Guy Mayembo).
05 mars 2006
3ème édition du Printemps des Poètes des Afriques et d'Ailleurs
| Printemps des poètes des Afriques et d'ailleurs | |
| 3e édition | |
« Chant des villes : le Paris noir » |
22 mars 2005
INTERVIEW DE THIERRY SINDA
Timothy Mirthil (rfo.fr) le 22 mars 2005
Thierry Sinda, professeur de lettres et poète, a présidé la sixième édition du « Printemps des poètes », destinée à rendre la poésie accessible à tous en favorisant la rencontre entre les auteurs et les lecteurs.
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En 2004, a lieu la première édition du « Printemps des Poètes des Afriques et d’ailleurs » dont vous êtes à l’origine. Pourquoi une telle manifestation ?
Thierry Sinda : Le « Printemps des poètes », c’est 15 000 manifestations dans toute la France. Malgré cela, je me suis rendu compte que les poètes du monde noir, en Haiti, en Guyane, aux Antilles, à Madagascar et en Afrique sont mal représentés.
Pourtant, la région Ile-de-France et le pays comptent des poètes immenses et reconnus à l’image du parrain de ce festival, Jacques Rabémananjara, poète malgache et francophone, qui a été honoré par le Grand Prix de la Francophonie de l’Académie Française, ou de Paulin Joachim.
Et puis, il y a aussi beaucoup de poètes qui sont moins connus, qui sont employés, salariés ou fonctionnaires et à qui on a voulu donner la parole, à travers la sixième édition du « Printemps des poètes ». Mais on ne voulait pas que le « Printemps des poètes des Afriques et d’Ailleurs » soit quelque chose de sectaire. On a donc élargi à des pays comme l’Uruguay, le Vietnam ou la France métropolitaine.
Existe-t-il, selon vous, une poésie spécifique à l’Afrique et à l’Outre-mer ?
Thierry Sinda : On a présenté, pour le premier jour du festival, une anthologie de la poésie guyanaise -« Traversée de la Poésie Guyanaise », Editions Anne C.-. On a remarqué, chez les auteurs qui composent cette anthologie, que les textes étaient éclectiques. Il y avait des poèmes sur la maternité, sur l’amour, sur le rêve.
Cependant, ils ont en commun un certain engagement en rapport avec l’histoire du monde noir, à savoir, la traite négrière, l’esclavage et la condition du Noir dans le monde. Il y a là une spécificité qui, bien qu’éloignée de l’époque de la Négritude, avait le mérite de réunir des écrivains Africains ou Antillo-guyanais. Elle fait aussi notre originalité.
Et la diversité de la langue dans cette poésie, est-ce un atout par rapport aux autres types de littératures ?
Thierry Sinda : Tout au long de ce festival, il y a des poèmes dits en langue régionale ou nationale comme le Kikongo d’Afrique ou le créole, pour lesquels j’ai demandé des traducteurs.
Il faut développer et encourager ces langues mais il faut éviter de se couper du reste du monde. Pour cela, il faut pouvoir écrire dans les grandes langues véhiculaires, qui servent d’intercommunication entre plusieurs pays. Le français, qui a environ 400 millions de locuteurs, est une langue qui nous cimente.
La manière d’écrire et de parler le français en Afrique et en Outre-mer conservent-elles tout de même une spécificité ?
Thierry Sinda : Maryse Condé, Aimé Césaire, Senghor, pour citer les plus célèbres, n’écrivent pas totalement comme des Français. Selon moi, il y a deux choses à distinguer dans ce genre d’écriture. D’un côté, il y a le « sociolecte », le langage propre à une collectivité ; je pense à Ahmadou Kourouma qui écrivait en Français tout en traduisant les structures des phrases dans le style linguistique de son pays. L’esprit de son pays s’exprimait ainsi par le véhicule de la langue française.
De l’autre côté, vous avez l’« idiolecte », une technique qui permet à des écrivains d’accoucher de leur propre création en mélangeant le français et leur langue maternelle. Un procédé qui fait oeuvre de génie. L’Africain, l’Antillais, le Guyanais a sa manière de parler le français, ce qui crée des interactions et apporte de nombreuses richesses à la langue française.
Je pense au premier prix Goncourt antillais de René Marran en 1921, avec Batouala. Dans ce premier roman nègre, René Marran emploie une langue poétique, mêlée de créole et de français. Je songe aussi à Patrick Chamoiseau avec Texaco, prix Goncourt en 1992, où il introduit de nombreux mots créoles. Nous devons donc écrire en langue française en y introduisant des mots de nos régions respectives.
Pourquoi avoir choisi les thèmes de l’exil et de l’espoir pour ce premier festival ?
Thierry Sinda : Mon récit poétique « Voyage en Afrique à la recherche de mon Moi Enivré », est un drame poétique proche de ces deux thèmes. Il raconte l’histoire d’un jeune français noir, qui se rend en Afrique et qui va connaître successivement l’enchantement puis le désenchantement.
A travers la « Négresse à blanc », il est notamment confronté à l’aliénation. L’expression « Négresse à blanc » désigne ces Noirs qui ne sont jamais allés en France et ne sortent avec des gens que parce qu’ils sont blancs. Une pratique qui symbolise l’argent ou encore le néocolonialisme.
De même, pour le festival, le thème de l’exil est très présent comme chez les auteurs d’Afrique. Les poètes qui habitent en France sont loin de leur pays et leur exil se veut aussi intérieur. C’est celui d’un auteur qui se réfugie dans un univers à lui, parce qu’il n’apprécie pas le monde qui l’entoure.
Quant au thème de « l’espoir », c’est celui du Printemps des poètes de l’édition 2004. Nous y avons rajouté l’exil car nous sommes des exilés.
Et puis, le rapport de l’Afrique et de l’Occident n’est pas dissociable puisque les écrivains d’Afrique, qui veulent écrire et être édités ne peuvent l’être faute de structures sur leur continent. Ceux qui écrivent n’ont pas d’autre, moyen, que d’être édités en Europe, c’est à dire en métropole ou dans l’ancienne colonie.
Dans ce contexte, l’œuvre qu’ils vont écrire va être imprégnée de ce qu’ils vivent, de l’exil, du souvenir de leur pays natal. Le travail d’Aimé Césaire, par exemple, montre l’attachement et le souvenir que l’on peut avoir du pays dans lequel on a grandi.
Aujourd’hui, il y a toute une génération d’écrivains qui, comme moi, sont nés en France. Je suis un « négro-politain » comme on dit. Dans cette génération, nous sommes tous allés voir sur place qui sont nos ancêtres, ce qu’est notre terre, notre famille. Franz Fanon parlait de « peaux noires, masques blanc », mais moi je préfère dire « yeux blancs, oreilles blanches et masques noirs » car, quand on va sur la terre de nos ancêtres, on est parfois déçus et surpris par beaucoup de choses persistantes comme l’aliénation, le néo-colonialisme, les problèmes du développement ou l’injustice.
Toutes ces choses nous sont masquées quand on vit dans une grande métropole comme Paris où la plupart des gens, même les plus défavorisés, peuvent bénéficier des grandes structures.
C’est le problème de deux mondes qui se pénètrent et qui s’affrontent ?
Thierry Sinda : Il y a effectivement un conflit entre la modernité occidentale et la tradition orale de nos pays. Un conflit intérieur aussi, chez celui qui est né en métropole et cherche l’autre monde. Un monde auquel il appartient par son sang, sa couleur mais qui fonctionne de manière différente de sa Culture.
Dans cette recherche, les paysages, les odeurs, la lascivité des femmes vont l’enchanter mais il va être déçu par certaines souffrances. Si on vend des cigarettes au détail en Afrique, et que cela paraît enchanteur aux premiers abords, c’est que les gens sont pauvres en réalité.
En ce sens, l’écriture est une psychothérapie pour ceux qui sont nés en France ou en métropole. Chacun doit se rendre sur la terre de ses ancêtres pour comprendre qu’ailleurs, il existe des gens pareils à eux car en France, beaucoup de Noirs se sentent marginalisés. En accomplissant un tel voyage, il en résultera un enrichissement, une force supplémentaire pour mieux vivre dans les mégalopoles d’Europe.
Le rap, le Slam sont-ils pour vous des expressions modernes de la poésie ?
Thierry Sinda : Je pense sincèrement que la poésie est partout. En tant que professeur de lettres, j’enseigne les textes de Brassens, Brel, Trenet. Des chanteurs et des auteurs qui ont fait leur entrée dans les programmes scolaires. La chanson est un mode spécifique de poésie puisque c’est un art qui répond à ses propres règles. Certaines de ces poésies peuvent être lues, d’autres sont seulement faites pour être entendues.
Le rap aussi a de très beaux textes. Beaucoup de rappeurs noirs sont engagés et dénoncent les iniquités que l’on vit quotidiennement. Ce sont pour moi les dignes représentants de ce que j’appelle les « poètes révoltés de la Négritude ». Ce sont des gens humbles.
Le Slam est également un art poétique à partir du moment où ce sont des mots qui se répondent en écho. Tout cela appartient à l’univers de la poésie. En ce sens, il existe aussi des films poétiques. Simplement, tous les arts poétiques répondent à leurs propres règles et varient selon les supports. La poésie se retrouve partout.



