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PRINTEMPS DES POETES DES AFRIQUES ET D'AILLEURS

Le blog officiel du festival

16 mai 2009

élec. europ.et divesrsité

Venez soutenir notre liste européenne Génération diversité, ce samedi 16 mai à 15h à la Maison des associations(Salle n° 2) au    22, rue Saida Paris 15e .M° Convenion

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04 mai 2009

Poèmes d’Anciens

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6e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs

Jacques Rabémananjara,
Poète malgache
Premier parrain du festival, Grand Prix de l’Académie française


Lamba 


            A la femme malgache. A Voahangy, Velo, Noro, Bao, Bakoly et Bo

Je te reconnais entre cent, entre deux,
Je te reconnais entre mille à ton clin de cil prémonitoire.

           


Le jour de la Révélation
surgi soudain des confins barbares de mille siècles :
je t’ai surprise entre la griserie de l’aube
et le dernier hoquet de leur monde à mensonge.

Nue et divinement vêtue
de la magie des nuits de pleine lune au piton des Tropiques.


           


Source longtemps et chair
de rêves éclatants comme des chevelures de comètes !
Je te retrouve à l’extrême jonction des nouveautés
reconquises aujourd’hui
sur les sept profondeurs sept foi impénétrables des Ancêtres.


           


Dans l’enclos hermétique
le frais clitoris de la corolle ombon dur et velours de caresses
que prodiguent avant l’extase les doigts mythiques de séraphin
des mains d’ouragan
cernant avec l’art du stratège le dernier refuge du refus
la forteresse unicolore où claque au vent du soir le pavillon de
l’orgueil.


           


Salut, Tige de mon vertige !
Toi, fermeté d’ébène ambré sur patine d’étoile,
racine, fibre de frissons, mon arbre dru,
ma plante rare
ma plante d’essence à odeur du miel cru,
O ma sombre rose noctiflore
ouverte éperdûment au souffle épique du « talio » !


           


Voici le premier chant authentique de l’Homme,
le chant jailli droit du cœur
comme de l’infini la lancée des planètes.


           


Ecoute, oreille d’aurore et conque de délice.
Ecoute monter des tam-tams souterrains l’hymne d’annonciation :
Ecoute le prélude saccadé de l’antsiva d’aînesse
qui porte au loin l’énoncé de mon allégresse !


           


Je te reconnais entre cent, entre deux,
je te reconnais entre mille à ton clin de cil prémonitoire.


           


Mais ta beauté
n’est pas celle de la femme où l’entendent exégètes et cymbaliers
ni la complexité de la perle et du bijou.

Ta grâce, O Sœur de sang de mon nombril,
pas celle de la déesse chue en pays de légende ;
pas de la nymphe d’or dressée au péristyle du temple ;
pas non plus de la vierge égarée aux marches de Cythère et de Formapolis.


           


Vains les propos de la Bible, toute la loquelle de l’Alcoran
et l’épopée majeure
où la Fable créa parmi les pommes d’or le vert serpent de séduction.


           


Ton renom ne dépasse point l’once de sable brun
qui brille, larme noire, au bord du lac natal,
ni le grain de riz rouge oublié sous la natte antique du silo.


           


[…]

Soufflez, moussons ! Grondez, blancs cyclones de haine !
Alizés massacreurs de brunes innocences !
foncez frappez tuez crachez mépris et rage, écume et pus d’étoiles !
Notre défi, incorruptible, est, là, hissé,
Hissé haut et claquant d’orgueil : lamba jaculatoire emblème de
la nef
fétiche de la Race !…


           


Je te reconnais entre cent, entre deux
Je te reconnais entre mille à ton clin de cil prémonitoire !
Quel temps fait-il là-bas en amont de l’Ivoundre où j’ai planté
des flamboyants !


                                                                                  Maison de Force de Nosy Lava,
                                                                                  Le 12 septembre 1950.

            (Extrait de Lamba,éditions Présence Africain, Paris, 1956)

Rabena
Photo Jacques Rabémananjara

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Martial Sinda,
Premier poète de l’Afrique Equatoriale Française
Grand prix de l'AEF en 1956,
Parrain du festival

Ha ! Je suis le Prisonnier triste de mes draps


Qui jadis furent blancs
Mais salis
Par mes pleurs d’amour
Et par mes misères de six années.
Ce soir aux rythmes des flûtes-bambou de moi
Princesse,
Princesse-Noire,
Je te chante et te psalmodie
Déesse de la beauté naturelle et que personne n’égale !

Statuette blanche aux lèvres rouges !
Non, ta beauté est vraiment factice
Car
Tu ne sais danser
Ni wala des mains,
Ni wala des seins,
Ni wala du ventre,
Ni wala des reins,
Ni wala du Congo, la Négresse-fleuve,
Aux cuisses noires en diadème de l’arc-en-ciel !

Non ! Non ! Oh, ma parole ho !
Tu n’égales pas Statuette noire,
Femme aux lèvres noires,
Reine de l’Afrique Noire !

Reine-femme-nue-noire,
Toi seule fais la fierté,
Toi seule est l’Annonciatrice
De la Paix et du Bonheur africains enveloppés
Dans un gouffre rouge.

Hé ! Victoire des Nègres humiliés, opprimés, domptés…
Sera par un choc de silex chantée !

            (Extrait de Premier chant du départ,Seghers, Paris, 1955.)

Martial
Photo : Le ministre de la France d’ Outre-mer Gaston Deferre, le lauréat de l’AEF Martial Sinda et la Baronne Marie Surcouf lors d’une foire du livre à Paris en 1956

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Raoul-Philippe Danaho,
Poète guyanais
Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer

                                                                                  Pour Yasmina,
                                                                                  en hommage à la fête de Cayenne
                                                                                  célébrée en ce mois d’octobre 1983

La Jolie  cayennaise 

En ce jour ultime d’octobre
à la mini-foire guyanaise
cette liesse combien joyeuse
dans Paris ville radieuse
métropole de mes amours
- ma délectation de toujours -
dans Paris
par un superbe après-midi
et pour la première fois
l’ai-je rencontrée
pour la première fois
la jolie Cayennaise
pour la première fois
en sa merveilleuse beauté
au Palais de la Mutualité

vêtu d’une délicieuse robe
de madras
aux couleurs rutilantes
envoûtantes et chatoyantes
comme l’arc-en-ciel de ses yeux
pour la première fois
l’ai-je admirée
pour la première fois
la jolie Cayennaise
et longtemps
elle et moi
longuement
nous parlâmes
nous devisâmes
pour la première fois
de choses et d’autres
la jolie Cayennaise

et c’est ainsi
que sous le ciel de Paris
par un jour ravissant
d’octobre finissant
à la mini-kermesse guyanaise
jovialement célébrant
la fête de Cayenne
c’est ainsi
quand peut-être déjà
pour la première fois
la rêvant mienne
suprêmement extasié
je l’ai vue et adorée
pour la première fois
en sa robe éblouissante
sa beauté bouleversante
pour la première fois
la jolie Cayennaise

            (Poème extrait de Chansons pour l’Inconnue,
Éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1986.)

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24 avril 2009

malgaches et néonégritude

6e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs

Houria,

Poétesse malgacho-comorienne

Vertige créole

Coiffée de Madras, ô beauté créole,

Tu hantes ma pensée folle

Et nourris mes fantasmes les plus frivoles.

Tu réveilles cette molle bête

Endormie et qui soudain s’éveille et s’envole.

Ton image à ma porte accrochée

Parfois, m’exhorte, et me transporte

Comme des feuilles mortes

Vers des sensations fortes,

Et cette frénésie, pleinement me remplit et me réconforte.

Ô beauté de vertige créole !

            (Poème inédit)


Antsiva,

Poétesse Malgache

Cœur  melon 

Un panorama de « tapia* » tapisse Imamo*,

Une panoplie d’aloès décore Andringitra*

Des gens de divers horizons peuplent Iarivo*

Une multitude de bêtes vit à Tsimbazaza

Mais un amour débordant fait vibrer mon cœur.

Ce n’est pas comme on aime une porte

Car la porte est toujours victime d’une tocade.

Ce n’est pas comme font les lèvres,

Elles ne sont très unies qu’en cas de vexation,

Je t’aime comme on aime du melon :

Frais, je te consomme en entier,

Sec, tu m’accompagnes* dans le « valiha* »

Pour vibrer ensemble

A travers nos éternels chants d’ Amour            

(Poème inédit)

* Tapia  : arbre dont on mange le fruit et dont les feuilles servent de nourriture aux vers à soie. Chrysopia.

* Imamo   :diminutif de Arivonimamo.

* Andringitra : nom d  ’ une montagne malgache.

*Iarivo : diminutif de   Antananarivo, la capitale du Madagascar.

* « Sec tu m’ accompagnes »: en référence au dicton malgache« maina ianao hataoko toham-baliha hikaloako hatrany ny hiran’ny fitia » (sec, tu serais pour moi des chevalets du « valiha », me permettant de chanter toujours les chants d’amour).

*Valiha : cithare tubulaire.

6_printemps_antsiva

            La poétesse Antsiva

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18 avril 2009

poètesses de la néonégritude

6e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs

Marie-France Danaho

Poétesse Guyanaise

À Paris

Je suis à Paris, dans un coin désert

Morne où règne la tristesse.

Sans amour pleine d’espérance ;

Je pleure mon cœur comme ces vagues

Qui gémissent en moi.

Je baigne dans la solitude

Oh, oui ! Jadis n’est plus

Au temps où j’étais amour

Je suis à Paris, dans un coin de la ville

Sans un sou et je crois encore au bonheur

Qui passe, dans le vent de l’amour.

Je suis cette Guyanaise qui recherche les siens…

À Paris l’amour m’a quitté

Mais loin, loin de la terre qui m’a bercée

Je suis encore amoureuse.

Oh, oui ! jadis n’est plus

Au temps où tout semblait rose.

Je suis à Paris, dans un coin de vie

Je n’existe que pour un cœur,

Le mien.

Je pleure, et pleure ma solitude

Mais, je souris au bonheur

Sans amour, dans l’amour,

Loin du bien, loin du mal

Il n’y a qu’un seul bleu, celui du chemin

Et c’est dans cette couleur de toujours

Que je me noie, afin de m’enraciner.

À Paris, ailleurs aussi,

Je pleurerais encore cette solitude.

À Paris, bel amour, mauvais cœur,

Oh, oui ! jadis n’est plus !

Au temps de l’insouciance

Je riais à plein amour,

Mais aujourd’hui la solitude a pris la place.

Et je pleure encore, encore

Dans les bras de Paris…

            (Extrait de Écumes profondes, Paris, 1982.)


Ferdy Ajax

Poétesse haïtienne

Mon nègre d’amour

                                               Paris, le 17/06/2006

Mon nègre d’amour est un ange

Un cocktail de fruit, un mélange

Exotique très étrange

Fait aux écorces d’oranges

Ô toi ! Mon nègre d’amour

Aux ailes de troubadour

Qui enchantent ton parcours

Jusqu’aux étoiles du jour

Les pétillants décors madras

Qui enflamment ta carapace

Un rêve qui voile la face

Un amour en bloc de glace

Qui retrace les images

Des sombres joies qu’on partage

Tant de passion et de rage

Tachées aux creux d’une page

La rouge page du rhum blanc

Aux tristes saveurs du sang

Au bon sirop de piment

Du piment envoûtant

Fidèle aux sacrifices

Je savoure tes délices

Ô mon nègre d’amour

Mon nègre de toujours

     (Poème inédit)

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03 avril 2009

Poèmes de la néonégritude

BAd
SINDA1
SINDA2
SINDA3
SINDA4
Eli
Amadou1
Amadou2
Amadou3
Amadou4

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31 mars 2009

Poèmes de la néonégritude

6e Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs


Romuald Chery,

Poète martiniquais

SUIS-JE NE POUR VOIR ?

Suis-je né pour voir dans sa douce, lente et autosuffisante folie la race humaine s’autodétruire

Suis-je né pour voir, ces hommes dans leur innocence inhabituelle, rêver d’un ailleurs paradisiaque et voyager de l’extase mythologique jurée à la chute réelle vécue ? Suis-je né pour voir dans cette nécessiteuse morale se métamorphoser dare-dare sa condition humaine, esclave de ses instincts non maîtrisés, de ses émotions non dominés ?   Suis-je né pour voir ? Suis-je né pour voir cette carence à la tala-zazou du pot-au-feu de l’intelligentsia zélé dans son hypersensibilité et son vérisme assommant perdre de son action ? Suis-je né pour voir ces capitaliste ingrats bornés dans un but déterminé celui de gagner des milliers de dollars au frais du prolétariat désabusé? Suis-je né pour voir  les grandes nations s’enrichir, piller sans vergogne sachant pertinemment que les acheteurs potentiels sont les pays les plus misérables? Le crédit est ouvert mais le remboursement fait gerber. Suis-je né pour voir ces investissements financiers à haut rendement et sans bénéfices réels pour ces pays d’accueil passant d’une situation de domination à une situation de dépendance totale ? Suis-né pour voir ce pillage dans ce système d’échange inégal. Suis-je né pour voir cette bureaucratie dite élite incapable de répondre aux aspirations des masses laborieuses et toujours prêt à éliminer les minorités par ces machines infernales que sont le totalitarisme et l’idéologie ? Où est l’exemple dans ce monde où l’argent est roi, où certains cherchent la médaille d’or du pouvoir et d’autres font la course au profit et aux fortunes démesurées ?  Quand aux politiciens ils sont souvent au service des multinationales. Suis-je né pour voir ces richissimes panneaux ambulants coulés des jours sereins sur une île colonisée, où les autochtones misent à la tache ont pour salaire une pitance misérable. La main d’œuvre est alléchante car bon marché. Quelle parade ! Suis-je né pour subir cette publicité omniprésente et sauvage qui vous prescrit, vous ordonnes, vous somme de consommer si non vous êtes considéré comme une anomalie ? Suis-je né pour voir cette mondialisation se soumettre aux lois du commerce ? Suis-je né pour voir une technologie augmentée plus encore la fracture sociale ? Suis-je né pour voir ces sommes phénoménales que l’on gaspillage pour la recherche dans l’espace ? Suis-je né pour voir cette course effrayante à l’armement ? Suis-je né pour voir les pays très industrialisés se gaver, gaspiller, jeter de la nourriture tandis que d’autres ailleurs meurent de faim ? Où est la vraie entraide ? Où est la vraie solidarité humaine ? A quand dites –moi la résolution du problème ? Et dire que je m’obstine encore à grandir dans ce monde hideux où les ronces et les épines croissent.  Suis-je né pour voir ? Suis-je né pour voir ces maladies proliférant à une allure inquiétante ? Suis-je né pour voir sacrifier la sécurité et la santé des travailleurs au profit de la rentabilité des sociétés ? Le chimique et les acides sont rois, les personnes une quantité négligeable ?  Quant à l’industrie alimentaire, elle nous concocte du dénaturé et de l’aggloméré, et vas-y les conservateurs, les stabilisants, les émulsifiants et autres poisons qui nous font du tort.  Suis-je né pour voir ce gaspillage d’eau dans plusieurs états du monde et qui épuise nos réserves. Et si nous manquions d’eau demain ! Sommes –nous suffisamment à ce propos? Suis-je né pour voir la santé publique se détériorer où les agents chimiques et la radioactivité contribuent à appauvrir l’air que nous respirons, à polluer la nourriture que nous consommons. Suis-je né pour voir ces individus attachés d’une manière épidermique et maladive à leur référence au lien du sang et du pays alimenter ces idées ségrégationnistes qui provoquent la haine entre les peuples ? Suis-je né pour voir ? Suis-je né pour voir l’interdit d’hier devenir la référence d’aujourd’hui ? Le voyou d’hier adulé en héros aujourd’hui ? La liberté des mœurs se généraliser. La pornographie devenir le symbole de ce dernier ? Suis-je né pour voir ce pacte civil de solidarité dit contrat ou affaire privé remettre en question la structure fondamentale de notre société ?  Quand on observe que les droits des parents biologiques sont finalement bafoués. Je mets ici cependant un bémol ma réflexion sur ce thème n’ayant pas achevé. Et donc à suivre ! Suis-je né pour voir un peuple à la dérive bafouer les règles élémentaires du savoir-vivre ? Suis-né pour voir une éducation sur-absente ? -Des enfants ballotés entre deux errances ? Des professionnels de l’aide sociale à l’enfance entretenir la misère des autres à des fins clientélistes ? Même constat pour les SDF.   Suis-je né pour voir une culture narcissique, des ouvrages de disciples du self help et du psycho-soma remplir notre quotidien, usurper nos bibliothèques de techniques, de méthodes que la plus part d’entre nous n’aurons ni la patience, le courage ou le temps d’étudier ? L’éthique de survie du genre : - Faut que tu t’en sortes mon bonhomme avec un minimum de tension  émotionnel ! Quel leurre ! Suis-je né pour entendre ces demeurés distillant des âneries du genre : « Le Savoir,

la Vérité

sont toujours complets ». Suis-je né pour voir ces illuminés, guides ou maîtres spirituels proliférer et bâtir leur richesse, leur bonheur sur la naïveté, la crédulité, l’espoir de ceux qui crois et qui les crois ?  Suis-je né pour voir dans le commun se cacher l’affreuse misère du monde qui s’étiole où la corruption malheureuse absorbe nos divertissements or que la culture est sans le désavouer un élément important qui caractérise l’acquis de toute société ? Suis-je né pour voir les médias contrôler notre imaginaire, nous pousser à posséder de l’air, nous bombarder d’images agressives révoltantes, puériles, avilissantes, assimilatrices et malsaines au lieu de souligner les aspects lumineux de la vie tel que le courage, la noblesse, le partage, l’amour ? Où sont les valeurs positives de justice et d’espérance ? L’audiovisuel ma parole ! Nous l’avons dans le « c ». On passe de la violence à outrance à la pornographie débilitante. Et tout cela feutré, voilé. Quelle innocence ! Suis-je né pour entendre ? Suis-je né pour cautionner une politique de mots abusifs et désabusés ? Suis-je né pour supporter les contrevérités, les suggestions fédératives, les contagions par intromission, l’absurdité de la conduite des exhibitions hypocrites, les indifférences maladives de l’exaltation routinière des illusions incertaines, l’orgueil stupide, de la violence pernicieuse créatrice, la décolonisation à la dépersonnalisation. 

Finalement, j’ai la conviction que nous sommes loin d’être parfait et nous ne mettons pas en pratique nos belles pensées au service de l’humanité, la solidarité, la paix, l’amour et donc je suis envahi d’une grande désillusion sur notre nature humaine. 

Iront-nous au-delà des frontières que nous connaissons déjà ?

Avons-nous vraiment tout vu ?   

En tout cas, je sais que je suis né pour faire entendre mon indignation et ma désapprobation, je suis né pour dénoncer les injustices, dire non à l’intolérable ordre moral qui s’installe, refuser l’effondrement du politique, de l’éthique de vie et les dérives de toutes sortes parce que je me sens aussi responsable des autres sur cette terre et donc solidaire.      

                                                                            

     Bilan d’un citoyen du monde sur la nature humaine et ceux qui nous gouvernent.

                                                                                    (  Inédit )


loft_vibration_hip_hop_1

loft_vibration_hip_hop_2

Photos de l’extrait du spectacle Liberté écrit et mis en scène par Sadia Lbaz. de la troupe Vibration hip hop. Dans le loft le samedi 14 mars, ce spectacle jeune et de qualité fut une joyeuse bouffée d’air poétique. Les costumes très originaux  sont de l’auteur.

La troupe vibration hip hop avait proposée après leur prestation de nous faire découvrir  l’auteur compositeur interprète Habib Farroukh.Ce dernier avec ses mélodies entrainantes a cassé la baraque ou en l’occurrence le loft. Bravo les jeunes !

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25 mars 2009

poèmes aux anciens

            
6e Printemps des poètes des Afriques et d’ Ailleurs
Poèmes en hommage aux anciens

Thierry Sinda ,
Poète Congolais
Président du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs

                 A une mendiante,

                                                             Tananarive, le 17août 2003

                             A Jacques Rabémananjara

Dans ce pays de miséreux
J’ai vu
Le Soleil
Brillé
Jusques dans ses yeux
Fiers
De gueux
Noirs
D’ambre

Dans ce pays de miséreux
J’ai entendu
Ses libres
Pieds
Agités
Noirs
De grâce royale

Divine, était-elle, Divine
Dans ses guenilles
Qui enveloppaient
Son chaleureux
Corps odorant
Menuement
Beau

Nos yeux     –     Nos yeux
  Electrisés
        Ont
COM       PEN      SÉ
SON   RU   DI   MEN   TAIRE
                                       Français
Aux mots couleurs d’émeraude
Bercé
Par le vert chant
Mystérieux de la mer

Comment d’elle faire
Une mauresque princesse
Dans ce pays
Roi
De miséreux castés

Le vasaha*
Porte
Une vieille couronne
De toc
Rouillée
Qui fait tache
Blanche
Dans l’odeur
Ineffablement
Rouge
De mon île
Tant Aimée

   
* Originellement ce mot signifie en langue malgache « étranger ». De nos jours, il désigne davantage, surtout ,utilisé dans un énoncé français : le riche étranger blanc , puis par extension « le Blanc », étant donné que ce dernier est synonyme de richesse tant en Afrique noire qu’à Madagascar.

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Houria ,
poétesse malgacho-comorienne

             Aimé Césaire, LE CHANTRE DE LA NEGRITUDE 

Le Chantre de la NEGRITUDE
S'en est allé
Rejoindre les combattants de Liberté
Après avoir défendu sa NATION
Et dénoncé la COLONISATION.
Au nom de la Liberté, il revendique " les humanités brisées",
Défend les démunis et les déshérités,
Condamne les massacres de l'ILE ROUGE.
En toute liberté, il réveille la conscience,
Rompt avec la "vision dominatrice de l'homme par l'homme",
Cultive une " poésie de révolte,"
Adopte le concept de Négritude, comme "méthodologie",
Pour rechercher la présence africaine en MARTINIQUE.   
Son œuvre politique et littéraire et sa pensée universelle,
Les valeurs nègres qu'il véhicule ,et sa voix rebelle,
Son message d'identité et pour l'unité africaine,
Son invitation à sortir de la "victimisation" qui gangrène,
Son appel au respect de tous, à la fraternité,
"A la reconnaissance de chacun dans sa diversité"
Sont, dans notre mémoire ,ancrés,
Et nous habitent à jamais.
Il est notre MUSE, pour nous guider dans l'écriture, et
Pour nous aider à reconstituer la "bibliothèque brûlée".
L'invocation de son nom nous libère de nos aliénations,
Souvenons-nous : "que les morts ne sont pas morts".

 
(les messages adressés à Aimé CESAIRE m'ont inspirée pour élaborer ce poème)

                                       ***

                   MARTIAL SINDA, notre parrain



M'BAMOU SINDA

Accouche du 1er poète de l'AFRIQUE EQUATORIALE FRANCAISE

Résolu à poursuivre ses études chez les Pères ST AUGUSTIN ET à PARIS,

Traverse des crises financières, lot de tout étudiant non boursier.

Il publie ses poèmes dans les "CAHIERS D'ETUDIANT"

Arbore le 'PREMIER CHAMP DU DEPART", recueil  nostalgique,

Livre un message à travers "l'HYMNE à l'AFRIQUE", dédié à

SENGHOR, promet à sa mère un "RETOUR PROCHE "

Invite ses amis à écouter la douce mélodie du "vent"

Navigue dans les eaux troubles de l'impuissance,

De l'indifférence, rumine ses souffrances et,

Anime le débat sur "LA CONSCIENCE POLITIQUE DES NOIRS AU XXème    SIECLE"*


MARTIAL SINDA, le Professeur,
Le Parrain du 6ème PRINTEMPS DES AFRIQUES,
Avec ces  récits historiques,
Nous transporte et fait vibrer nos cœur .

Le Doyen, continue, dans sa ville,
De prodiguer de précieux conseils
Pour maintenir les esprits en éveil.
QUE LE TOUT PUISSANT LUI PRETE ENERGIE
                                                LONGUE VIE !    

loft_le_public

Photo 15 le public du loft

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23 mars 2009

Photos Poètes des Afriques

Quatrième série de photos du 6e Printemps des Poètes es Afriques et d' Ailleurs :

                                           samedi 14 mars , dans le loft (Bastille)

loft_jeannine_1

loft_jeannine_2

loft_maggy

loft_Omole__ENS

loft_omole__R

loft_mbissine_attentive

Loft_JP_Grenier

loft_S_C

loft_ferdy

loft_Pascale

loft_Ben_nodji

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loft_le_tournage

loft_tournage_2

loft___coktail_1

loft_coctail_2

loft__entoure_mbissine

Loft_Slameur_et_Alain_kounzilat

loft_proprio_ent

                                             Légendes

Photo 1-2 : La poétesse Jeannine Dion Guérin récitant Senghor

Photo 3 : La poétesse Maggy de Coster

Photo 4-5 : L’acteur et metteur en scène Akonio  Dolo

Photo 6 : L’actrice Mbissine Thérèse Diop

Photo 7 :L’auteur compositeur interprète Jean-Pierre Grenier

Photo 8 : La poétesse Sophie Cerceau

Photo 9 : La poétesse ferdy Ajax

Photo 10 : La poétesse Pascal Rabésandratana

Photo 11 : L’auteur compositeur interprète Ben Nodji

Photo 12 : Le Directeur artistique Moa Abaïd et le Président Thierry Sinda

Photo 13 -14 : Tournage dans le loft par l’équipe de l’atelier Fiwe

Photo 15 : Le public

Photo 16-17 : Le Cocktail dinatoire

Photo 18 : Un slameur et l’ éditeur congolais Alain Kounzilat

Photo 19 : les hôtes du loft Colette Perrier et Dominique Drouet et l’équipe du festival

NB

Les photos de la  chorégraphie de l’extrait du  spectacle Liberté de

la  Sadia Lbaz

de Vibration Hip Hop seront mises en ligne dès que nous en seront en possession.

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20 mars 2009

Emission sur africa n 1

Emission radio sur

le Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs  sur la radio panafricaine francophone Africa    n 1 dans l’émission transafricaine  à 10H08(matin) le samedi 21 mars. 

L’émission hebdomadaire  Transafricaine est animée par Ludovic Koumba et Irène Ndembet. Elle consiste en un tour d’ horizon de la culture dans les capitales africaines. Celui-ci est rendu possible grâce à un réseau de correspondants.

La radio africa n1 dont la couverture correspond à             l’ensemble des pays de l’Afrique noire francophone peut s’écouter en région parisienne sur le 107.5 mhz , et dans le reste du monde sur le net.

Nous rappelons à nos amis poètes qu’ils peuvent encore se procurer pour leurs archives le magazine Amina du mois de mars comportant le programme détaillé du festival avec tous les noms des participants.

Bonne écoute et/ou bonne lecture,

Moa Abaïd,

Le directeur artistique

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18 mars 2009

Photos poètes des Afriques

Troisième série de photos du 6e Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs :

                             Société des Poètes français, jeudi 12 mars

                                             THEME DE L' ECOUTE :

                        Savourez la poésie les yeux fermés ou les yeux ouverts

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                                        Légende Photos

Photo 1-2 : La poétesse Antsiva

Photo 3     : (A droite) le poète Fredy Jaofera (vice-président de l’ UPEM –France)

Photo  4    : L’écoute…

Photo 5     : (A gauche) le slameur Elie

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