« Montre-leur donc »à propos du poème de Martial Sinda

errance de coumba

 

1) FAIT : Vu sur le blog les errances de Coumba

https://leserrancesdecoumba.com/2017/11/23/montre-leur-donc/

« O jeune femme noire à la belle coiffure
Montre-leur donc… »

par Martial Sinda  (dans « Awa, revue de la femme noire », novembre 1965, page 25.)

CS22112017
Photo sur l’expo consacrée au magazine « Awa » à Dakar. (cs)

 

2) DEBAT : Errances n' égalent pas sciences

   A) présentation 

Nous reproduisons ici la notice explicative telle que publiée sur le blog "les Errances de Coumba"

L' initiative est fort louable, mais nous sommes plus dans le niveau "errance" que dans le niveau "scientifique". J' ai envoyé un droit de réponse qui n' a jamais été publié sur le dit blog. C' est ainsi que j'ai largement attirré l' attention des internautes sur facebook, concernant les errances du Professeur d' université Omer Massem alias Massouma, lequel ne peut produire aucune sources pour étayer les inepsies qu'il sème de manière nauséabonde . Je reste bien éviemment plus qu' ouvert au débat car mon but n' est pas de transformer l' histoire ou d' instaurer des dictatures de l' esprit.

 

     B) La notice explicative du blog les errances de Coumba

"L’exposition consacrée à ce magazine féminin est à visiter jusqu’à janvier 2018 à Dakar, au Musée de la Femme Henriette Bathily.

Voir « Mesdames, il faut lire ! » et Au Sénégal, hommage à « Awa ».

 

Martial Sinda est un poète congolais (République du Congo), le « premier poète de l’Afrique équatoriale française » selon son fils, également poète et professeur de Lettres, Thierry Sinda, dans ce texte publié sur Africultures le 22 juin 2005. Plutôt « un des premiers poètes congolais » édités mi-1950, avec Tchicaya U Tam’si, d’après Omer Massem, lui-même favori des Muses, enseignant et critique littéraire."

Coumba Sylla

 

3) DROIT DE REPONSE (diffusé largement sur facebook le 4 mars 2018)

Vous aurez effectivement des infos historiques sur Martial Sinda, le premier poète noir de l' AEF sous la plume du critique émérite des années 1950 Antoine-Roger Bolamba. Je n' ai fait qu' enrichir le fait historique notable dans les années 2000 en ma qualité de Maître de conférences des universités françaises. Je n'affirme rien de fantaisiste, je ne déforme pas l' histoire, ce qui n' est guère le cas du professeur ...Congolais Masseme, qui a des connaissances plus qu'approximatives et fort douteuses.En tous les cas sur ce fait notable, historique et fondateur de la littérature de L' AEF.J' aimerais savoir quelles sont ses sources et ses intentions sous-jacentes propres à déconstruire l' Afrique en mutation qui a une histoire glorieuse et incontestable et un avenir que je souhaite tout aussi glorieux, pour éviter de transformer la méditerranée en cimetière marin de cadavres juvéniles, encadrés de manière irresponsable et malsaine par une élite africaine zélée et trop souvent encore à la dérive.

 (A suivre)

 

"Montre leur donc ...les errances de Coumba et du prof Omer Masseme"

montre_leur_donc_les_errances_de_Coumba_et_du_prof_Omer_Masseme

 

 

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*ADDITIF DU 21 JUILLET 2018

premiers échanges Omer Masseme et Thierry Sinda

60_ans_de_po_sie_congolaise_d_bat_1_Massem

 

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*ADDITIFS DU 25 JUILLET 2018 

 

--- ARTICLE POETES AFRICAINS par David Diop in Présence Aficaine, 1955 /3 N° III : Notes de lecture sur des recueils de poèmes parus : en 1954 ( Un Nègre raconte de Paulin Joachim  et Fleurs de Laterite de Fransceco Ndistouna) et en 1955 (Esanzo de Antoine Roger Bolamba et Premier chant du départ de Martial Sinda)

Article_Po_tes_africains_par_David_Diop_

 

 

---Article connexe : Cachez ces écrivains que je ne saurais voir ? Par Aimé Eyengue  in Congopage, le 19 février 2013

http://www.congopage.com/Cachez-ces-ecrivains-que-je-ne

 

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*ADDITIFS DU 27 JUILLET 2018

--- Article Un poète aéfien : M.Martial Sinda in La Semaine de L'AEF N°153 du samedi 6 août 1955 : compte rendu sur la publication en 1955 à Paris du Premier chant du départ par le jeune brazzavillois Martial Sinda aux éditions Seghers (en couverture du journal et en page 4)

 Pour agrandir l'image du journal téléchargez-là

Un poète aéfien Martial Sinda in la Semaine de L' AEF, couverture du N°153 du samedi 6 août 1955

 

 

Un poète aéfien M

 

 

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*ADDITIF DU 28 JUILLET 2018

60 ans de poésie congolaise :le professeur Omer Massem capitule et reconnaît que le Premier chant du départ de Martial Sinda, aux éditions Seghers, est paru en 1955!

 

"J’ai noté avec satisfaction qu’il y a donc une édition de juin 1955 du  Premier chant du départ.  Et j’ai refait le point sur la polémique." Professeur Omer Massem alias Massoumou (in commentaire 3 du Blog)

60_ans_de_po_sie_congolaise__d_bat_O

 

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*ADDITIF DU 30 JUILLET 2018

Le 20 janvier 2005  par la lettre référencée 0102/02/05/BLP/JBB le Bureau de liaison des Poètes du Congo, basé à Brazzaville et  dirigé par le talentuex poète Jean-Blaise Bilombo Samba, se joint solennellement, depuis le Congo-Brazzaville, à l' hommage que le Printemps  des poètes des Afriques et d'Ailleurs a organisé en Sorbonne le 9 mars 2005 pour commémorer les 50 ans Premier chant du départ de Martial Sinda, unanimement reconnu par les poètes congolais comme le premier poète aéfien!

le Bureau de Liaison des Poètes réitère leur hommage à Martial Sinda, "à l' ainé des poètes de l' Afrique Equaoriale Française"  par  une autre lettre en date du 1er mars 2005 envoyée depuis Brazzaville.

J' ai reproduit ces précieux documents inédits dans mon ouvrage intitulé Anthologie des Poèmes d'amour des Afriques et d' Ailleurs(Orphie, 2013) en pages 592, 593 et 594.

En voici un court extrait, plus qu'éloquent à tous les points de vue; et en lien l' entièreté de la teneur des deux lettres du BLP.

"Nous, poètes résidant en République du Congo, notamment à Brazzaville, rassemblés autour du Bureau de Liaison des Poètes, rendons un hommage vibrant à Martial SINDA, précurseur de la poésie d' Afrique Equatoriale Française, à travers son livre Premier chant du départ paru chez seghers en 1955[...] !"

Congo_les_po_tes_rendent_hommage___Martial_Sinda_1er_po_te_a_fien

 

Congo les poètes rendent hommage à Martial Sinda 1er poète aéfien

 

Congo k Les poètes rendent hommage à Martial Sinda 1er poète aéfien

 

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*ADDITIF DU 7 août 2018

RENÉ MARAN CHRONIQUE "PREMIER CHANT DU DÉPART" DE MARTIAL SINDA EN juillet 1955 SUR RADIO OUTRE-MER

Pour nourrir à la fois les curieux, les honnêtes gens, les amoureux d’ archives et les chercheurs en histoire littéraire, il m’ a semblé tout de même fort important de livrer ce billet, fameux ,de l’ écrivain René Maran - le Père incontesté de la littérature négro-africaine francophone - sur l’ auteur et l’œuvre du « Premier chant du départ ». J’ai publié ce billet de manière inédite dans mon ouvrage « Anthologie des Poèmes d’ amour des Afriques et d’ Ailleurs en page 587»

Le Guyanais René Maran avec son ouvrage « Batouala, véritable roman nègre » publié en 1921 chez Albin Michel, est le premier auteur des lettres françaises qui « débâillonnera les Noirs », pour reprendre l’ expression fabuleuse de Jean-Paul Sartre dans « Orphée noir » préface à l’ « Anthologie nègre et malgache » de Léopold Sédar Senghor (PUF,1948). Publié chez un grand éditeur , « Batouala » , le roman de l’ authenticité nègre et de l’anticolonialisme sera couronné en 1921 par le Prix Goncourt, lequel est le plus prestigieux de France et de Navarre en matière de roman.

C’ est donc une sommité des lettres françaises qui présente le 18 juillet 1955 sur Radio Outre-mer (soit un mois après la parution du « Premier chant du départ ») le jeune poète Martial Sinda et son premier ouvrage publié en 1955 chez Seghres, l’éditeur des poètes français par excellence ».La Radio Outre-Mer, ancêtre de RFI ( Radio France Internationale) émettait en ondes courtes sur une bonne partie de l’ empire colonial français.

Le jeune Martial Sinda , premier poète aéfien ,est aussi, et cela coule de source, le premier auteur aéfien a avoir une chronique de son livre sur une radio prestigieuse et internationale. Il faut dire qu’ à époque coloniale seul trois auteurs représentaient l' AEF : le romancier Jean Malonga, et les poètes Martial Sinda et Tchicaya U’Tamsi (nous les avons donnés dans l’ ordre chronologique de la parution de leur premier livre). Ces auteurs aéfiens représentent l’ ossature de ce que l’ on appellera la littérature congolaise, au moment de la décolonisation.

Aujourd’hui encore il n’ est guère aisé de faire la promotion d’ un recueil de poèmes sur les médias...

René Maran Chronique Premier chant du départ de Martial Sinda en 1955 sur Radio Outre-Mer