AFFAIRE O. MASSEM / T. SINDA 
RENÉ MARAN CHRONIQUE "PREMIER CHANT DU DÉPART" DE MARTIAL SINDA EN 1955 SUR RADIO OUTRE-MER

 

René Maran Chronique Premier chant du départ de Martial Sinda en 1955 sur Radio Outre-Mer

 

Comme nous l' avions dernièrement notifié dans notre article du 28 juillet 2018 (Blog officiel du  Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs ) le professeur congolais Omer Massem, officiant à l' Université Marien Ngouabi (Congo-Brazzaville), s' est dédit et a pris, enfin, acte que l' ouvrage Premier chant du départ de Martial Sinda a bel et bien été édité pour la première fois en 1955 aux éditions Seghers, et non en 1956 par Seghers, comme il l' affirmait sans présenter la moindre source, et contre le fait solidement établi par tous les chercheurs sérieux ayant travaillé scrupuleusement, et par conséquent valablement, sur la littérature congolais, africaine voire francophone. 
Voici ce qu’a posté à ce sujet le professeur Massem sur le blog du  Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs  : « J’ai noté avec satisfaction qu’il y a donc une édition de juin 1955 du Premier chant du départ » et il rajoute tout de suite après : «Et j’ai refait le point sur la polémique ». A la fin de son propos le prof Massem conclut : «Je ne me gêne pas de dire que je tiendrai compte de ces informations obtenues à l’occasion de ces échanges. »

Pour nourrir à la fois les curieux, les honnêtes gens, les amoureux d’ archives et les chercheurs en histoire littéraire, il m’ a semblé tout de même fort important de livrer ce billet, fameux ,de l’ écrivain René Maran - le Père incontesté de la littérature négro-africaine francophone - sur l’ auteur et l’œuvre du « Premier chant du départ ». J’ai publié ce billet de manière inédite dans mon ouvrage « Anthologie des Poèmes d’ amour des Afriques et d’ Ailleurs en page 587»

Le Guyanais René Maran avec son ouvrage « Batouala, véritable roman nègre » publié en 1921 chez Albin Michel, est le premier auteur des lettres françaises qui « débâillonnera les Noirs », pour reprendre l’ expression fabuleuse de Jean-Paul Sartre dans « Orphée noir » préface à l’ « Anthologie nègre et malgache » de Léopold Sédar Senghor (PUF,1948). Publié chez un grand éditeur , « Batouala » , le roman de l’ authenticité nègre et de l’anticolonialisme sera couronné en 1921 par le Prix Goncourt, lequel est le plus prestigieux de France et de Navarre en matière de roman.

C’ est donc une sommité des lettres françaises qui présente le 18 juillet 1955 sur Radio Outre-mer (soit un mois après la parution du « Premier chant du départ ») le jeune poète Martial Sinda et son premier ouvrage publié en 1955 chez Seghres, l’éditeur des poètes français par excellence ».La Radio Outre-Mer, ancêtre de RFI ( Radio France Internationale) émettait en ondes courtes sur une bonne partie de l’ empire colonial français.

Le jeune Martial Sinda , premier poète aéfien ,est aussi, et cela coule de source, le premier auteur aéfien à avoir une chronique de son livre sur une radio prestigieuse et internationale. Il faut dire qu’ à l'époque coloniale seul trois auteurs représentaient l' AEF : le romancier Jean Malonga, et les poètes Martial Sinda et Tchicaya U’Tamsi (nous les avons donnés dans l’ ordre chronologique de la parution de leur premier livre). Ces auteurs aéfiens représentent l’ ossature de ce que l’ on appellera la littérature congolaise, au moment de la décolonisation.

Aujourd’hui encore, il n’ est guère aisé de faire la promotion d’ un recueil de poèmes sur les médias...

 

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