Priska  Mamengui Otouma ou le plagiat du concept sabéen de Thierry Sinda

 

Il n’est pas donné à tous les chercheurs d’enfanter dans un domaine donné  des concepts pertinents. Il est évident que ces concepts, qui enrichissent la science, sont, une fois conçus et développés, à la disposition et à l’appréciation des  autres chercheurs, lesquels se doivent obligatoirement de citer ceux qui les ont forgés. Toute autre démarche trahissant cette donnée, plus qu’élémentaire, revêt un caractère  anti-scientifique, et représente une atteinte très grave à la science fût-elle molle. C’est pourtant à cette règle d’or de la recherche scientifique que Prisca Otouma alias Priska Mamengui s’est soustraite, étrangement, en dépit non seulement de l’encadrement de son directeur de thèse M. le Professeur Papa Samba Diop, mais encore de l’appréciation de sa thèse par son honorable jury constitué par  les professeurs Daniel Delas (émérite Cergy Pontoise), Prisca Degras (Université d’ Aix Marseille III), et Beïda Chikhi  (Paris IV- Sorbonne). A moins que mes chers collègues enseignants chercheurs n’aient relevé cette anomalie lors de la défense de la dite thèse, et l’aient, par conséquent, mentionnée dans leur rapport de soutenance. C’est la qualité et la crédibilité  de la recherche française qui en dépend !

Les faits irréfutables du plagiat de Prisca Otouma Mamengui

La thèse de Madame Mamengui Otouma s’ intitule : « La dialectique ombre et lumière dans la poésie de Baudelaire et de Senghor » elle a été soutenue le 19 octobre 2011 à l’ Université Paris Est Créteil sous la direction de Papa Samba Diop, lequel fut par ailleurs membre du jury de ma thèse intitulée « Révolte, critique et tradition dans la littérature négro-africaine des origines à 1960 » sous la direction du professeur Bernard Mouralis et soutenue le 5 décembre 2000 à l’ université de Cergy Pontoise.

En page 130 de sa thèse  pour introduire « le mythe sabéen » Madame Otouma écrit : « Baudelaire reprend le mythe sabéen, c’est à dire, le mythe de la reine de Saba qui représente la femme noire comme déesse de l’amour et de la beauté. » En pages 131 et 132 Madame Otouma reprend le terme visiblement porteur de « mythe sabéen »

Dès le plan de ma thèse de doctorat en page 5 j’écris : « 3) La reine de Saba et le mythe de la femme noire déesse de la beauté et de l’amour ». Je reprends et  développe ce concept de la page 50 à la page 72 en étudiant les « personnages sabéens » dans diverses œuvres    littéraires dont Baudelaire et Senghor. En page 54 j’écris : « L’épisode biblique du Cantique des Cantiques introduit le mythe fondateur sabéen »

Par sa paraphrase de plagiaire  plus qu’une appropriation du concept de Thierry Sinda, Madame Otouma Mamengui le dépersonnalise. C’est là que ceux qui l’on encadrée et jugée auraient dû s’interroger s’ils ne l’ont pas fait… Il est évident que le vol éhonté de ce concept implique des développements similaires, même si, cette fois-ci, madame Otouma ne recourt guère à la paraphrase dans sa thèse somme toute non dénuée d’intérêt, en espérant que toutes les autres notions soient bien d’elle ou référencer comme il se doit.

La sanction de Madame Mamengui Otouma 

Je ne vais pas me substituer à l’Université de Paris Est Créteil et à son jury  pour édicter la sanction devant frapper la plagiaire madame Priska Mamengui Otouma.

Néanmoins, je demanderai aux enseignants susmentionnés de prendre les dispositions qui     s’imposent dans les meilleurs délais. Dans le cas contraire : si je constate que la thèse de Madame Mamengui Otouma est diffusée en l’état ;  si je constate de plus qu’aucune mention faisant état du plagiat  n’a été signifiée à son égard; et si pour finir je n’ai aucune excuse manuscrite de la maladroite plagiaire ; je porterai l’affaire devant les tribunaux. 

Remerciements à l’ anti-plagiaire : le  professeur Michelle Bergadaà 

Je remercie et félicite grandement  l’éminent et dynamique  professeur de renom Michelle Bergadaà, de la faculté des sciences économiques et sociales de l’université de Genève, pour sa confiance et  son soutien sans faille. Le professeur Bergadaà a mis en œuvre en 2004 «  une recherche-action internationale consacrée au plagiat universitaire via internet » Site www.responsable.unige.ch . Son site nous dit-elle : «  a 16'000 abonnés de 117 établissements d'enseignement supérieur implantés dans 15 pays ». C’est aussi cela la construction d’une  Europe scientifique irréprochable qui dialogue et innove face au reste du monde. Si les candidats à l’élection présidentielle française pouvaient entendre ce message on ferait un pas de plus dans la bonne direction.

A Noter

J’ai conversé  dimanche dernier au téléphone  avec le professeur Papa Samba Diop,lequel m’a appelé car il  prend l’affaire très au sérieux. Et il n’a pas tort. Un rendez-vous en début avril a été convenu.

A suivre…

                                                                                                                  Thierry Sinda