Le professeur et poète   Amadou Elimane Kane vient de mettre sur pied l’Institut Culturel  Panafricain de Yene (ICP) à 40 kilomètres de Dakar (Sénégal). L’institut dispose d’un espace de 2000 m2 aménagé au bord de l’Océan. Il  organisera « des activités artistiques et culturelles dans un cadre attractif, convivial et proche de la nature. L’ICP dispose de 7 chambres individuelles, équipées chacune d’une salle d’eau, de 2 cases appartement (capacité de 2 et 4 personnes), d’une grande salle pour mener ateliers et débats et d’une terrasse aménagée en bar et restaurant ».L’ ICP accueillera  des résidences d’auteurs et d’artistes, des séjours culturels, des manifestations culturelles et scientifiques,  des journées d’ atelier et de formation… le tout placé sous l’ égide de la Renaissance africaine. L’ICP éditera également une revue semestrielle dont le titre est Renaissance.

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Pour saluer cette heureuse et utile initiative, Thierry Sinda  a adressé  à Amadou Elimane Kane le message de soutien qui suit:

 

« Très impressionnante  réalisation par un digne fils de la diaspora courageusement rentré au pays natal  pour  batailler, culturellement parlant, et construire à force de patience, petit à petit, pierre après pierre, un édifice architectural grandiose au service du panafricanisme !

 Il faut à présent investir d’une âme,  ce lieu plus-qu’ ambitieux et prometteur  sis en terre lébou au Sénégal, mais ouvert- je le souhaite vivement-à tous les Noirs du monde et à tous ceux qui veulent converser fraternellement avec eux.

Nous le savons tous aujourd’ hui que la culture est le levain essentiel au bon développement durable, particulièrement dans une Afrique à la recherche de son identité et de son unité culturelle, économique et politique ; c’ est  la raison pour laquelle, je sais gré au professeur, poète, et vieil ami Amadou Elimane Kane d’ avoir jeter une petite pierre dans l’ immense jardin de la Renaissance africaine dont les bases furent jetées  au Sénégal par d’ illustres personnages, au cours de leur longue existence, et chacun à leur manière : les Cheikh Ahmadou Bamba, les Blaise Diagne, les  Léopold Sédar Senghor, les Cheikh Anta Diop , les Abdoulaye Wade … Visiblement, au regarde des quelques initiatives qui se font, ici ou là, de par le monde, nous constatons que   le flambeau de la Renaissance africaine transmis de génération en génération  continue de nous éclairer en ce début de XXIe siècle !

Je suis en train de parfaire, à Paris, une Anthologie  intitulée Poèmes d’amour des Afriques et d’ Ailleurs à paraître très prochainement aux éditions Orphie. Je ne peux que rêver, grandement, qu’une brigade du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs (événement dont Elimane, le fondateur de l’Institut Culturel Panafricain, fut non seulement un familier mais surtout un de ses membres vigoureux) puisse y présenter et y déclamer des poèmes de notre ouvrage manifeste de la néo-négritude.

Paris, le 15 août 2012,

Fraternellement vôtre,

Thierry Sinda

Président-fondateur du Printemps des Poètes des Afriques et d’ Ailleurs, créé en 2004 à Paris,, etprésidé par le poète malgache de la négritude, Jacques Rabémananjara (décédé en 2005), puis par le poète congolais  de la négritude, Martial Sinda. »

 

Site de L’Institut Culturel Panafricain : http://www.institutculturelpanafricain.org/